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 Kaleeda

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Kaleeda
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Date d'inscription : 02/09/2016

MessageSujet: Kaleeda   Ven 2 Sep - 1:28




Présentation



Nom : Origines reniées
Prénom : Kaleeda
Âge : Vingt-trois ans
Race : Âme Damnée
Faction : Noble Alliance
Guilde : Séraphins
Raisons du choix de faction :
- Sa famille appartenait à la N.A depuis plusieurs générations
- Lady Butterfly est son modèle absolu
- Kaleeda est un dragon de vertu.
Rang : Fanatique de Lady B est-ce un rang? Sinon, aucun rang spécifique
Métier : Informatrice / Exécutrice
Classe magique:
Élément : (pour  élémentalistes)
Divinité vénérée : Tharod






Description



Taille : Un mètre soixante-quinze.. avec bottines et chapeau.
Poids : Aucune idée : silhouette plutôt fine et athlétique.

Description Physique : Derrière la masse de boucles folles, le regard se balade sur la plèbe. Tout d'abord calculateur, puis inquisiteur, critique, cruel. Les yeux d'un bleu irréel préfèrent se concentrer sur sa propre image, dont elle voit le reflet dans une fontaine. Visages et corps bien proportionnés, il n'est nul besoin de le préciser. Son aura en revanche empeste le danger, résultat de sa nature d'âme damnée. Certains s'y risquent cependant. Ils remarquent qu'elle se met en valeur, et croient y voir une invitation. Ils sont bien vite rabaissés et voient non seulement leurs chances de courtiser être réduites à néant, mais l'ombre impérieuse s'avancer tout en dégainant sa rapière. Le corps est svelte, mais musclé, parcouru d'une tension qui rend certains mouvements plus rigides. Les lèvres peintes d'une couleur sombre se pinceront, avant que la bouche ne rugisse quelques insultes. Et devant les bredouillement et justifications : « ah, ce n'était qu'un compliment?! Qu'une remarque?! Et bien vois ce à quoi tu t'attaques... ». En se levant elle dévoilera ses vêtements, chemise et pantalon les jours de mission, robes plus aériennes lors des congés qu'elle s'octroie. Seul un élément est immuable, le buste sera toujours cintré d'un corset. Elle se tiendra droite, aura un soupir méprisant qui accentuera certaines de ses cicatrices pendant un temps. Puis réfléchira aux sévices qu'elle veut infliger en s'avançant, avec un rictus démoniaque, car c'est ce qu'elle est, une créature de Tharod.

Signes particuliers : La peau est presque à tout endroit parcourue de cicatrices, témoignant de son expérience en matière de combat ; et d'explorations désastreuses.

Description Psychologique : Elle essuiera sa lame avec les vêtements de la victime. Il y a quelques années les seuls mots qui la qualifiait étaient intelligente, élégante et cultivée. C'est avec une moue appuyée qu'elle poussera le bras détaché du corps pour jeter un coup d'œil à ses possessions, mais tout est quelconque.

À quoi s'attendait-elle de la part du peuple? Le mépris investit le visage. Pas une once de remord, qu'il l'ait mérité ou non n'est même pas la question. Ça s'est produit, ça a été fait. Et maintenant, avancer. Elle écraserait bien le crâne, son démon aime le son qui en découle, or les chaussures ne sont pas appropriées. Elle ne l'a pas assez fait souffrir, elle le sait, elle ressent encore ce léger vide. Elle a mal fait, elle s'en veut un peu. Mais il y a des jours comme ça, pendant lesquels on tue trop rapidement, et mal. Elle fera mieux la prochaine fois. Elle regarde l'heure sur sa montre à gousset. Et allonge le pas. S'il est bien une chose qu'elle ne supporte c'est faire faux-bond à ceux qu'elle apprécie. Comme ces personnes sont au nombre de deux cela n'arrive jamais.  

Elle se retourne, elle a l'impression de les entendre chuchoter derrière son dos, les lâches. Qu'ose-t-il dire à son collègue, celui-là? Sans doute une critique sur la manière dont elle a assassiné précédemment. C'est vrai qu'elle l'a mal fait. Elle le reconnaît. Elle l'a reconnu, mais de quel droit se permettrait-il de juger son art? Elle s'éloigne alors que sa mâchoire se serre. Et cette femme, là, quel est son problème?! Elle l'invective et poursuit. Enfin tente. Lui, là... Non, elle ne peut le laisser faire. Sa manière de reculer en la voyant approcher, encore un couard qui n'aime rien tant que planter des couteaux dans le dos? Elle serre son poing et non loin, un pot de terre cuite explose.

Le démon est ravi, comme chaque fois qu'il tire les ficelles. C'est lui qui rend tout aussi réel. Il joue des connecteurs logiques comme d'autres jouent aux cartes, et il triche. Il est heureux qu'elle l'ait appelé, cette petite humaine, il s'amuse bien avec, elle le croit presque toujours, cette dangereuse psychotique.

Équipement : Sa rapière de qualité, un bouclier qui n'est là que pour faire décoration la plupart du temps, et diverses potions, avec une préférence pour celles qui explosent.

Histoire :

1. Affliction

Elle n'a jamais connu de problèmes financiers, elle qui balançait entre Aeoris et Cantabria suivant les saisons. La vie était simple, se faire réveiller, se faire laver, se faire habiller, puis travailler les langues, apprendre à lire avec des textes de loi, s'informer de l'économie, de la politique, paraître jolie aux dîners et rester éveillée. Se faire servir des mets, de petites coupes de champagne, et se faire raccompagner dans sa chambre, se faire border. Puis recommencer. C'était simple, c'était le faste des réceptions. Imiter les parents, lever davantage le menton, affronter du regard, et triompher par la parole. Cela avait un certain charme. Elle voyait ça comme un tableau, une peinture à l'huile aux couleurs chatoyantes. C'était bien... jusqu'à un certain point.

Elle osait le penser, c'était chiant la routine, c'était atroce cette prédictibilité, c'était vide. Mais d'un vide ! Des dialogues si creux qu'on pouvait entendre l'écho de ce qu'on disait. Et s'écouter parler, se plaire à soi-même et se complaire devant tant d'intelligence, tant de grâce et de culture. C'était écœurant. Après s'être remis les idées en place, elle se retenait à grand peine de les recadrer, ses idiots ! Ces marchands qui se frottaient la panse en parlant à défaut de pouvoir passer leurs mains sur des pièces d'or ! Ces seigneurs qui faisaient luire le pommeau de leur épée ! Ah, cette puissance qu'on devait ressentir lorsqu'on restait en dernière ligne, n'est-ce pas ? Dans ses nombreux sourires on pouvait apercevoir les incisives prédatrices, elle était encore trop jeune pour se mesurer à eux. Alors elle s'éclipsait, montait à la bibliothèque. Éprise de justice ce ne fut pourtant pas dans les codes juridiques qu'elle trouva de quoi se ressourcer.

Il y avait forcément des rayons moins accessibles que d'autres, tout en haut, des ouvrages seulement abordables si l'on prenait l'échelle bancale et grinçante. Du moins, c'était certainement  ce que pensaient les adultes. Dans les faits, il était plus simple de l'escalader étagère après étagère, cette bibliothèque encastrée dans le mur. Et il y avait là un grand nombre d'ouvrages sur diverses perversions, comme une étude de pseudo-ethnologie poussant à croire qu'en réalité les nains avaient un semi-cerveau, et avançant une thèse selon laquelle ils auraient été créés pour servir l'homme. Sur le coup, avec son jeune esprit nourri aux préjugés, ça lui avait parut vraisemblable. Cependant ce n'était pas utile.

Elle n'était pas tombée dessus le premier soir, pas le dixième non plus, au bout de deux mois, ou trois. Ce n'était pas au fond d'une rangée, ça aurait été trop évident. C'était caché sous une couverture factice, dont la tranche disait : « Océanographie pour les débutants ». Elle avait baillé rien qu'en en lisant le titre, puis le recueil avait glissé, rebondit et s'était éparpillé au sol. Ça l'avait effrayée. Et elle avait rassemblé les feuillets en se jurant de trouver un moyen de les recoller dans la semaine. C'était un livre sur des sciences occultes. Qui parlait de l'enfer. Et l'enfer lui parut bon, en rebelle qu'elle était. Un peu de chaos dans son monde d'automates bien proprets et ennuyeux, cela semblait être une bonne idée.

Elle était intelligente, comme chaque adolescente. Plus intelligente que ces idiots d'adultes qui se cantonnaient à une vie monotone et inutile. Elle voulait provoquer le changement... non ! Elle voulait être le changement. Dangereux ? L'avait-il vu gravir la bibliothèque celui qui avait écrit tranquillement son petit bouquin ? L'avait-il aperçue quand elle buvait en cachette ? L'avait-il suivie lorsqu'elle avait fait le mur ? Le danger, elle connaissait ! Elle avait approché un loup-garou. Elle l'aimait bien. Et elle ne perdrait rien au change, ça la rendrait intéressante. Elle gonfla sa cage thoracique, mue par une volonté nouvelle. Elle y arriverait, c'était sûr, elle n'était pas comme les autres, elle était unique, elle voyait les rouages de la société, elle savait quels étaient les problèmes. C'était logique que ce soit elle qui apporte la solution.

Elle travailla sur le grimoire suffisamment longtemps pour que les mots restent gravés sur sa rétine. Son avidité la tenait éveillée des jours durant. Elle s'enfermait dans la salle de bain, prétendait être sous l'emprise de l'anxiété, et marmonnait les incantations. Des bougies vacillaient, les rideaux s'agitaient. C'était chic. Elle s'applaudissait d'avoir saisi la prononciation de telle ou telle phrase. Et reprenait, agitée par un enthousiasme assurément déplacé. Elle était extatique, les yeux brillant comme deux petits saphirs fous. Tout son corps tremblait, réclamant un repos qu'elle se refusait. Son anniversaire approchait, et elle voulait absolument réussir avant, rien que pour pouvoir dire « j'ai invoqué un démon à mes quinze ans ». C'était mieux qu'à seize.

Elle planifia tout, faucha des chandeliers entiers -chose qui amena une partie du personnel à se faire renvoyer. Prit un dernier repas en compagnie de ses proches. La dernière fois qu'ils la verraient en temps qu'incapable. Elle leur annonça qu'elle allait changer, pour les aider. Ses parents comprirent qu'elle serait plus conciliante, et prendrait enfin des cours d'astronomie, ils semblèrent soulagés. Elle s'installa dans les écuries, c'était l'été, les équidés avaient le droit aux étoiles. Elle commença le rituel peu avant minuit. Ce n'était pas précisé, mais les démons, l'enfer, tout ça, c'était sans doute plus approprié. Le vent soufflait au dehors. Une brise froide, presque glaciale. Elle continua, alors que la porte claquait en face d'elle. Elle contrôlait, puisqu'elle était celle qui invoquait. C'était évident !

Selon le livre, il fallait une autre personne pour que le rituel soit sûr, elle ne voulait néanmoins pas laisser un autre la déposséder de son âme, ça n'avait aucun sens pour elle. Elle arriva vite au passage le plus important.

- Que mon âme soit livrée à Tharod, que les ténèbres me lient à lui. Lorsque le temps viendra, je ramperai à ses pieds et l'appellerai maître.

Elle poussa un cri, et porta les mains à sa gorge, une sensation de brûlure au niveau de l’œsophage. Ce n'était pas suffisant pour qu'elle parte. Elle répéta les phrases, plus lentement et en ajouta une autre, au cas où :

- Je jure ne plus jamais complimenter autre dieu que Tharod, qui sera désormais mon unique guide ?

Ses dents claquèrent. Il y avait du givre, l'hiver en été.


Tout sombra dans le néant.

2. Apparition

Il n'a jamais connu les problèmes financiers, aussi loin que remontait sa mémoire, il ne se rappelait que des enfers. La vie était simple, se faire appeler, se faire diriger, se faire utiliser, puis traquer les rebelles , apprendre à se battre  avec des hors-la-loi , s'informer de la hiérarchie, des différents cercles de démons, paraître discret et rester sur ses gardes. Se faire réprimander, se faire surprendre, se faire mettre au tapis. Puis recommencer. C'était simple, tous les jours c'était le festin pour démons. Imiter les plus hauts rangs, parfois élever le ton, affronter les fuyards, et triompher par la ruse. C'était la seule manière de survivre. Il voyait ça comme on contemple des flammes, fasciné... malgré le danger.

Il n'avait pas le temps d'y penser, pris dans ces rouages il s'efforçait de ne pas finir broyé, lui, haut rang au sein de cette pyramide. L'éternité avait un schéma qui se répétait inlassablement, humilier les inférieurs, se faire incendier par les supérieurs. Se battre en duel, s'affronter sous forme de groupes, guerroyer pour la Reine, aller à l'encontre d'un autre Cercle, se défouler sur un égaré ou un déserteur. C'était l'essence même de leurs existences. Et à quelques rares occasions, on pouvait tomber sur autre chose qu'un démon, et l'âme à absorber était meilleure. Ah ,cette puissance que l'on ressentait à ingérer quelqu'un, qu'il était bon  d'apaiser son estomac ! De nombreuses fois, il avait provoqué ses supérieurs, mais il était encore trop faible pour ne pas se faire tuer en cas de confrontation. Alors il se répandait en excuses, usant de la malice qui leur était intrinsèque. Épris comme tous de l'impératrice, enfin , la reine, ce ne fut cependant pas en s'approchant du Pandémonium qu'il se mit à rayonner.

Il y avait forcément des divergences d'opinion à son propos. Pendant longtemps il s'était fait passé pour un démon né en enfer, et si ça lui semblait préférable, la vérité était un peu moins glorieuse. Il avait été quelqu'un avant, il le savait, mais il était impossible de mettre la griffe sur le moindre souvenir. Il y avait évidemment des impressions plus indélébiles que d'autres, du déjà vu, des sentiments flous seulement attribuables à ceux que l'existence passée hante. Du moins, c'était le plus logique, on ne pouvait inventer ce qui n'était pas concevable en enfer. Pas même penser à un futur. Il n'y avait là qu'étalage de cruauté et dépravation. Il n'y avait que la Cour d'enviable. Et s'y imaginer était de l'ordre de l'idylle.

Il n'avait pas jamais été affecté aux premières lignes, à l'abattoir. C'était comme s'il avait directement eu droit à l'antichambre du Pandémonium, être bien placé, loin des débutants. Il avait rencontré une fautrice. Une démone au delà des haut rangs. Elle venait d'être chassée de la forteresse royale suite à un épître, des dires particulièrement controversés, ça parlait de passer à la reine un licol. L'émetteur avait été tué. Et elle avait rassemblé ses pensées, s'était résolue à écouter un inférieur hilare proposer qu'on la déchaîne. Il aurait même aimé qu'on s'en débarrasse via la catapulte. Elle allait connaître réellement l'enfer. Un simple jour lui paraîtrait long, en privilégiée qu'elle avait été. Heureusement, elle trouva un associé.

C'était une silhouette géante, une taille accablante. Plus que la plupart des démons pour qui face aux Suprêmes c'était le talon d'Achille. C'était comme ça qu'elle l'avait remarqué... non ! Qu'elle décida d'en faire son partisan. Acte compendieux. Cela se résuma à un coup d’œil, un coup de dents, un cri, et une poignée de main. Entendu, il la suivrait dans sa quête. Enfin, il la questionnerait tout de même sur cette aventure. Pourquoi pas le cercle de la Cupidité ? Ou celui de la luxure, dont elle pourrait même être le gourou ! Parmi les traîtres ils pourraient être les plus malins ! Et elle ne perdrait rien au change, elle n'était pas seulement violente ! Elle fit craquer son cou de manière presque comique, ce qui deviendrait plus tard le premier rappel. Elle s'y ferait, c'est sûr, il n'était pas comme les autres, il lui donnait la réplique, oubliant qu'ils n'étaient pas à égalité.  Il y a quelques éternités, elle avait été la même. Avant de rejoindre sa division.

Ils marchèrent longtemps, assez pour qu'il l'interroge sur sa peau vipérine. Il savait que ce n'était pas propre aux démons, mais se tut, une connaissance qui venait de sa vie d'Avant. Lui, il avait eu à un moment des mains terminées par des griffes courtes et soignées, lui permettant de les fermer sans y faire de lacérations. C'était l'unique sujet sur lequel il restait muet, obéissant à un déclic. Et il se féliciterait souvent d'avoir saisi aussitôt certaines des conditions qu'impliquait sa nouvelle incarnation aux yeux jaune topaze. Alors, il se concentrait sur les miasmes qui la caractérisaient. Putréfaction de serpent basilic, accompagnée de quelques odeurs propres au vaudou. Un parfum de qualité. Préférable à celui d'une partie des démons de rang cinq, qui puaient la glaise.

Elle était son atout, lui apprit rapidement à torturer -chose qui amena tout individu croisé à se faire dépecer. À ses débuts il était un peu gauche. Par la suite, il apprit à tuer d'une manière plus sûre, et qui les laissait tous deux impeccables. Ils avait défaits sur leur chemin des membres du cercle de la Cupidité. Avant de rejoindre ceux aux pulsions violentes ils s'étaient enhardis, et furent vite acceptés. Ils participaient à toutes les mesquineries, même les moins bien préparées,  du carnage purement animal. Ils avaient peu d'ennuis. C'est à préciser, car avec les démons, l'enfer, tout ça, c'était d'une rareté ! Autant qu'un allié avec des valeurs. Ils avaient des vies anormales. Du moins jusqu'à ce qu'il la mange, quelque chose de singulier et circonstanciel. Puis tout rentra dans l'ordre grâce à ce méfait. C'était un peu grisant.

Selon les autres membres de son cercle c'était une véritable cure, tout était plus simple sans cette créature mi-serpent mi-femme, et lui, bien, cette cacophonie, ça lui donnait des ailes.

Que mon âme soit livrée à Tharod, que les ténèbres me lient à lui, lorsque le temps viendra je ramperai à ses pieds et l'appellerai maître.

Une prétendue cérémonie,  un réel coupe-gorge, il était arrivé décidé à faire un carnage. Du cercle il voulait qu'elle s'écarte. Il voulait lui faire payer son orgueil à cette mauvaise apôtre, abattre sur elle son courroux :

Je jure ne plus jamais complimenter autre dieu que Tharod, qui sera désormais mon unique guide ?


Cela n'allait pas être une mince affaire. Il soupira, et la température baissa de vingt degrés.

Il se tourna vers Tharod « Et à présent ? ».  

3. Agitation

Elle se retint de bailler et crispa sa mâchoire pour maintenir le masque d'attention qu'elle affichait à l'égard de son interlocuteur. Il disait qu'il ne voulait plus lui enseigner l'astronomie, que ça n'avait bien sûr rien à voir avec elle, et qu'il voulait simplement prendre sa retraite. Elle jaugea son crâne chauve avec un mépris à peine dissimulé, puis lui proposa une rémunération à la hauteur de ses services, c'était juste dans la pièce à l'étage. À vrai dire, il était probable que le vieil homme ait voulu se retirer sans que ça n'ait rapport avec l'aura sombre de Kaleeda, qui s'intensifiait. Seulement, les chances étaient minces, et lorsqu'elle ralentit le pas elle constata qu'il conservait une certaine distance entre eux. Elle grinça des dents. Kiesohr ricana, comme on pouvait s'y attendre de la part d'un démon.

La pièce avait tout d'un coffre de banque, sauf qu'elle n'était pas sécurisée, et que parmi les pièces d'or et les pierres précieuses en grandes quantités, on trouvait deux horloges et en guise de surveillants, quatre statues de cire, grandeur nature. Peut-être que comme les épouvantails ils étaient destinés à faire fuir les pies voleuses. Des mannequins immobiles qui ressemblaient d'ailleurs étrangement à la jeune femme. Dans un angle, il y avait une femme au sourire poli, bien que les sourcils légèrement froncés, une expression rudement précise, qui semblait questionner les pensées de tout être croisant ses yeux pourtant ternes et de teinte. À sa gauche, un homme avec l'air plus détendu, moustache chatoyante, dents d'ivoire étincelantes, comme après avoir ri. Une autre femme, un peu plus vieille, regardait les deux premiers personnages, comme consternée. Et au milieu de la pièce, un garçon, un enfant, de dos. Le mage eut un frisson.

Il était probablement le mieux vêtu de ce petit groupe, avec une queue de pie remarquablement ajustée à sa frêle stature. Le sens du détail était particulièrement frappant. La chevelure semblait réelle. Kaleeda traversa la pièce et l'invita avec à faire de même. Il se retint de faire demi-tour, il verrait bien en sortant. Elle se pencha sur un sac, inspecta le contenu, puis en prit une poignée, avec une expression détachée, comme s'il s'était agi de miettes de pain. Alors que c'étaient des diamants. Peut-être cachait-elle la douleur que faisait ressurgir cette opulence avec ce désintéressement ? Après tout, c'était la fortune dont elle avait hérité suite à la perte de sa famille. L'enseignant songea que c'était bien maigre compensation malgré tout.

- Connaissez-vous les dernières nouvelles ? Aeoris a de nouvelles limites, décision d'un groupe de cartographes. Et le domaine en lequel vous vous trouvez n'en fait plus partie. Ventredieu, je ne connais même pas ma nouvelle adresse, vous imaginez ?

Elle eut un rire sans joie. Une nouvelle bouffée d'empathie le prit aux tripes, surpassant sa ridicule angoisse il s'approcha et posa une main sur son épaule. Le tout en fabriquant lui-même un dicton suivant l'exemple de ceux banals selon lesquels le meilleur est à venir, après la pluie vient le beau temps, après le calme puis la tempête le calme de nouveau. Tout ça. Elle sembla réceptive, et à sa grande surprise, le prit dans ses bras. Il fut soulagé, peut-être ne devrait-il pas interrompre son programme. Elle était intelligente bien qu'ayant des problèmes de concentration importants. Et au fond, il avait toujours eu bon cœur, naturellement il souhaitait la réussite de ses élèves, aussi mauvais et tourmentés qu'ils puissent être.

Comme toute personne, il avait tendance à prendre son cas pour généralité, et là, penser que la générosité était un trait de caractère attribué à tout humanoïde par défaut.

Il prit les pierres, il y en avait beaucoup plus qu'il ne méritait. C'était bien généreux. Quelque chose d'infime changea dans l'expression de l'âme damnée, il ne le remarqua pas. À la place, il la remercia et se retourna, en profitant pour jeter un regard à la dernière sculpture. Bien différente des autres. Il resta figé, à la fois intrigué et horrifié. Évidemment, derrière son dos Kaleeda en profita pour sortir une dague longue et fine. Dans une autre embrassade, bien plus spontanée et rapide, elle plongea la lame dans le ventre, puis la remonta aussi haut qu'elle le pouvait. Ce qu'elle ne prévit pas ce fut la chute du corps imposant, il reculait, pour essayer de ne pas perdre pied, et l'entraînait dans ses mouvements imprécis. Coincée contre le mur, elle n'avait plus qu'à attendre qu'il glisse au sol. Plutôt que de se conformer aux attentes de la jeune femme, le vieil homme se retourna et appuyé au mur, tenta de l'étrangler avec ses mains moites. Il n'avait aucune chance, ses forces avaient déjà  diminué à en juger la faible pression qu'il exerçait.

- Vous êtes sûr de ne pas pouvoir faire mieux ?

Entre l'impératif et la demande, la voix ennuyée. Elle le repoussa, et quitta la pièce, avant de la verrouiller, elle vérifia l'heure, et alla se préparer. Elle songea à passer quelque chose de propre, mais les traces de sang lui paraissaient tout aussi bien, et cela donnerait un bon avant goût de l'après-midi. Elle avait perdu son professeur d'astronomie. Mais elle n'avait jamais été intéressée par cette discipline, les étoiles, le ciel... elle préférait la terre, la terre à laquelle tout le monde retournerait, tôt ou tard. Peut-être un peu en avance pour certains.

Il faudrait qu'elle voie aussi pour cette histoire de délimitations d'Aeoris. Elle avait toujours affirmé que sa résidence principale était à la capitale, il n'était pas question que cela change. Elle n'avait aucune idée d'à qui s'adresser réellement. Elle avait vraiment décroché sur beaucoup de matières. Et oublié beaucoup de choses. Quelle mauvaise élève...

Sauf peut-être en anatomie, cela la fascinait au plus haut point. Et concernant le maniement d'armes. Cela plaisait beaucoup au démon, qui n'avait pas eu accès au même type d'attirail en enfer. Et justement, elle allait chercher la hache sous le porche. Se faisant elle croisa son invité. Elle lui tendit l'arme, avec un sourire franc.

Au moins, elle était heureuse.

4. Acclimatation
contient quelques insultes

La noble alliance, c'était un peu le repère des hypocrites au début. Une armada d'histrions, prétendant œuvrer par noblesse, pour la lumière et la paix. Cette vaste plaisanterie ne tenait que pour ceux qui ne s'y intéressaient pas suffisamment. Il suffisait de voir l'emplacement qu'ils s'étaient pris, ah, tout près du palais royal, au plus proche du roi le plus nigaud qui ait été vu. On ne pouvait se contenter de les qualifier de lèche-bottes ou cireurs de pompes à ce niveau. S'ils avaient pu ils se seraient installés tout autour du roi, quitte à s'incliner, quitte à s'agenouiller, se mettre à quatre pattes, et ramper. Suffisait de voir le temps qu'ils passaient au palais. C'était aberrant. Non, quand elle pensait à eux, elle voyait à la place de leur visage des balais de cabinet coprophages. Son esprit se focalisa sur les elfes, ah les elfes ! Elle les détestait. Il se cachaient derrière leurs faux-airs de saintes-nitouches qu'ils avaient indépendamment de leur genre, et leur altitude altière... En réalité ils ne valaient pas mieux que les bas de plafond, des coureurs et coureuses de remparts, des serpillières affectionnant toutes les surfaces. Ils n'avaient aucune fierté, aucun honneur. Pour ne rien arranger elle était sûre qu'ils étaient tous de minables doloristes.

Mais le pire était le mensonge. La paix ? La bonté ? À quel point se croyaient-ils supérieurs, pour oser prendre ainsi le reste de la population pour des péquenauds ignorants, des dégénérés chromosomiques ou autres nigauds ?

Tout ce qui importait, c'était le pouvoir. Hum, enfin, avec l'argent. Mais comme la Noble Alliance était déjà constituée, très justement, de nobles, leur quête de richesses n'était que conséquence de l'opulence à laquelle tous aspiraient. À qui la faute ? Kaleeda n'irait pas jusqu'à dénoncer la girudomasuta qu'il y avait alors, c'était peut-être celui d'avant qui avait installé les lustres dans le quartier général. Peut-être que c'était le prédécesseur qui avait fait la décoration, et choisi d'ajouter des fauteuils et tables basses un peu partout. Mais il y avait des jours, si elle avait croisé Areil Gothello, elle l'aurait attrapée par le col et lui aurait craché à la tronche. Bon sang de bonsoir, c'était un foutu QG pas un salon de thé pour cossards ! Alors, certes, c'était mignon, certes, c'était beau, certes, c'était confortable, certes, ça donnait à beaucoup envie de venir ! Seulement, c'était ridicule ! Il ne manquait plus que l'alcool, du champagne ou d'autres vins, pour se croire en réception ! Comité de l'Indolence, vraiment, pas Noble Alliance !

Pour ajouter au calvaire, elle ne pouvait même pas rester longtemps là-bas, parce que tout le monde se complaisait dans cette oisiveté. Avec les quelques exceptions d'abrutis qui contaient fleurette. Elle qui passait en coup de vent, empestant le démon, elle se faisait dévisager comme si elle venait d'une autre faction. Parce que oui ! Oui ! C'étaient de foutus racistes ! Ceux qui avaient compris qu'elle était damnée l'honnissaient. De plus, comme ces pourceaux étaient gradés,  le reste de la faction suivait. Et l'on se taisait en la voyant approcher, on prenait un air impassible, on l'ignorait. Sans son démon, elle se serait probablement sentie seule. Enfin, sans son Kiesohr, ils lui auraient parlé, et c'était elle qui les aurait méprisé. Cela la dérangeait, cependant elle n'avait pas le temps de s'en charger. En l'absence de repères familiaux, elle avait endossé un bon paquet de responsabilités. Elle n'arrivait pas à regretter le massacre : ce qui avait été fait, avait été fait. Parfois ça la faisait sourire, parce que l'histoire s'était répandue, sous la forme de légende urbaine, avec du contenu additionnel, des fées, des anges, Tharod en personne. On racontait ça aux enfants, en leur disant de chérir leur famille, car on pouvait se retrouver seul du jour au lendemain. Dans sa guilde, on lui avait un jour demandé si elle était devenue cette abomination, cette hérésie, à cause du drame. Et elle avait répondu oui, car elle n'était pas trop crétine, quand même. Se damner après avoir perdu ses proches passait mieux qu'avouer avoir passé un contrat plus par ennui et orgueil qu'autre chose, puis avoir tué sa famille car incapable de résister à la créature infernale tapie dans son esprit.

Elle avait constamment l'impression qu'elle allait se faire poignarder dans le dos, avec ces cabotins, ces fourbes.

Enfin, c'était le cas jusqu'à l'arrivée de Lady Butterfly au pouvoir. Tout devint beaucoup plus clair aux yeux de Kaleeda et Kiesohr. Elle ne prétendait rien, elle était, elle s'imposait, et elle avait triomphé. Dès lors elle était légitimée pour le duo. Et elle les sauva de l'impasse qu'était devenue la vie à la noble alliance . D'un côté il y eut ceux qui avaient peur, ceux qui ne voulaient combattre, des tanches. De l'autre, de potentiels alliés. Tous unis par un but plus grand, au delà des distinctions identitaires. Certes, il y avait toujours les rangs. Suivant les métiers et aptitudes au combat était justifiée une certaine hiérarchie. Mais c'était transcendé car chacun y allait de son idée pour aider au règne du papillon : « Et si on allait faire une ronde en début d'après-midi, ça changerait de la ronde nocturne ce serait surprenant ! » à quoi répondaient des « On devrait mettre en place des pénalisation, faire un tableau, imposer des lois, quelque chose de visible, qu'ils n'aient plus d'excuses quand on veut les emporter ou leur couper la langue à ces blasphémateurs ». Les idées fusaient, était-ce l'âge d'or de l'Alliance ? Elle aimait à le croire, les yeux brillants d'émotion, elle suivait la conversation. Pour la première fois de sa vie, elle se sentait à sa place.

Alors, elle prit la parole avec une assurance nouvelle : « On pourrait aussi payer des habitués de bars pour être nos indics, personne ne crache sur l'or, et ils passeraient inaperçus. On pourrait engager des débardeurs portuaires, et ratisser des zones entières, forcer les habitations... On a la garde royale... On est la garde royale ! » emportée par son élan elle ajouta : « On pourrait aussi établir un donjon officieux, pour les prisonniers plus importants, de sorte à ce qu'ils ne puissent être retrouvés ». Il s'avérait que Lady B n'était pas imbécile et y avait déjà pensé. Elle avait apparemment des salles de torture dans sa propre demeure. Ou alors c'était dit pour couper Kaleeda avant qu'elle ne déblatère trop d'absurdités. Ah, la fougue des jeunes âmes damnées ! Elle n'aurait même pas été vexée si cela avait été le cas, trop contente d'avoir enfin un poste actif dans un milieu qui n'était plus aussi spéciste qu'il l'avait été.

5. Anticipation

Une fois l'euphorie première passée, elle se rendit compte que ce n'était pas aussi simple qu'ils espéraient. Et une partie de la Noble Alliance déserta, se rendant compte des risques pris. Lady Butterfly était reine, oui, c'était bien. Ça ne voulait pas dire grand chose, du moins pas pour tout le monde. Pour le peuple, les citoyens quelconques, c'était un fait qui ne modifiait pas grand chose à la routine : comme à chaque changement de monarque il fallait s'attendre à des coups bas. Pour la garde royale, ce fut plus compliqué, tous les gardes n'acceptaient pas d'être gouvernés par une cheffe de d'une faction, bien que les rois aient toujours été lié à la Noble Alliance, ça semblait trop pour eux. Le donjon, par exemple, n'avait pas changé sa politique de prétendue neutralité. Au grand dam de Kaleeda, pour qui les cris résonnant au QG réveillaient ses pulsions meurtrière et son démon. Et les girudomasutas des deux autres factions étaient encore libres.

C'était frustrant. Après avoir pris pour acquis leur domination, se rendre compte que la vie était encore normale pour certains. La norme n'était pas souhaitable. Kaleeda s'en référait à son ressenti, et le monde avait besoin d'un seul et unique chef, d'une seule et unique direction. Avec cela, chacun pourrait être heureux et apaisé. Oui, en réalité le projet égocentrique de Lady B pouvait servir à des fins altruistes. En effet, les humanoïdes n'étaient, après tout, qu'animaux, et pour être correctement domestiqués, pour s'assagir, il leur fallait un maître. C'était le bonheur des délégants. Si au lieu de lutter, ils s'en remettaient aux membres de l'Alliance, les Marcheurs et Voyageurs le sauraient. La capital était un tel capharnaüm ! Il fallait les identifier, les traquer, les infiltrer, et le tout alors que la faction de la lumière était particulièrement désorganisée. Oui, même dansl'organisme moteur pour l'expansion du papillon il y avait des flemmards, des éléments perturbateurs. Les rouages de la discorde ! Kiesohr était particulièrement sensible à ce désordre, et prenait volontiers les rennes du corps hôte pour réprimander ces sacripants. En sa capacité de démon il était habitué à ce que chacun ait une place et s'y tienne, quand il ne prévoit pas de trahir.

Or à Asphée, c'était pas vraiment au goût du jour. L'investissement paraissait même dispensable. Ça lui donnait envie de leur prendre le crâne de ses deux mains et leur presser jusqu'à le briser, ou avoir des crampes. Se rendre utile, faire étalage de ses atouts, non ? Non, non, la liberté. Ah, ces incapables ! Ils ne savaient pas ce qui était bon. C'était exaspérant, tout en donnant un peu de travail au duo. Jouer les guides spirituels, essayant de ne sortir que des répliques percutantes, jouer les aides, les entraîneurs, les professeurs, et raviver la flamme, la détermination qui sommeillait en beaucoup de personnes. Ou dénigrer, déprécier, démonter quelqu'un pour qu'il cesse de bâcler le travail. Kaleeda inspirait suffisamment la crainte pour se faire écouter sans avoir à trop parler. Ça l'arrangeait, parce qu'elle n'avait aucune légitimité, et si on la prenait à ce petit jeu, elle risquait plus qu'un blâme. Elle se défendrait en exposant son amour pour sa faction, mais elle n'était pas certaine que la fin justifie les moyens pour tous. Non, elle n'était pas prête à parier sur ça.

Oui, une place pour chacun et chacun à sa place c'était parfait. Bien qu'elle ne s'y tienne pas elle-même. C'était de l'ordre du sacrifice, elle faisait cela pour sa guilde, pour sa faction. Et c'était temporaire, une fois que tout serait parfaitement établi, elle n'aurait plus à braver la hiérarchie. Et elle aurait peut-être une meilleure place, aussi.

Hormis ce rôle qu'elle prenait très à cœur, elle passait une majeure partie de ces soirées à la taverne. Elle dut admettre que se faire accepter au sein de la population belliqueuse et alcoolisée prit plus de temps que prévu. Au moins, elle n'était pas suspectée de faire partie de la clique du lépidoptère. Les premiers soirs, on lui demandait souvent ce qu'elle faisait là, ne suspectant pas à quel point un repère de malfrats pouvait convenir à Kaleeda. Elle participa aux jeux de boisson, aux bras de fer en s'aidant de Kiesohr. Son comportement était même apprécié : ces rares remarques suscitaient le rire -bien que ce ne fut pas souvent le but. Elle était en quelques mois suffisamment intégrée pour demander toutes les informations nécessaires à sa faction sans qu'on doute d'elle, et cela aurait vraiment été parfait, si elle l'avait ressenti. Or, peu habituée à socialiser, il lui était difficile de percevoir les signaux de confiance émis par ses pairs. La main sur l'épaule ? Bien, il s'aide à ne pas tomber du tabouret. Un verre déjà pour elle sur le comptoir alors qu'elle vient de franchir la porte d'entrée ? Quelqu'un s'est sûrement désisté, incapable de payer. Et pour ne rien arranger elle n'était pas sûre de quoi faire de ce qu'elle entendait. Elle ne voulait pas se faire griller, et attendait toujours meilleure cible.

Enfin, elle attendait et elle buvait. Il y avait pire comme emploi.

Et son enquête n'était pas tout à fait bloquée, elle avait discuté d'un homme qui pouvait apparemment la renseigner si elle voulait des armes. Quelqu'un au fait des transactions, quelqu'un qui aurait donc des noms à lui donner. L'individu lui-même n'avait pas de prénom, on connaissait juste son nom, qu'il partageait avec un associé. Suivant les différentes descriptions parfois il avait des cheveux blonds, parfois blancs, quelques rides ou aucune, et des vêtements de velours ou de simples et en toile. Diverses pistes pour un seul individu. Au moins les témoignages s'accordaient sur certains points il était grand, assez âgé sans pour autant être tout à fait vieux, et voûté. Une carrure imposante, une tendance à boiter, et un regard scrutateur, il semblait toujours chercher une personne du regard. Quelqu'un de facile à repérer.

Elle le repéra, et le tua.
Alors qu'elle était supposée le cuisiner, enfin...
Les habitudes ont la vie dure.







Et toi ?



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Avis sur le forum : C'est un espace précieux.
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Confirmation de lecture du règlement: Je certifie sur la vie de Blake Shadow avoir lu le règlement.


Dernière édition par Kaleeda le Lun 10 Oct - 8:28, édité 1 fois
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Kaleeda
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MessageSujet: Monthversary   Dim 2 Oct - 22:22

Normalement, c'est fini
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Reivax Baëleän
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Résumé:

MessageSujet: Re: Kaleeda   Lun 10 Oct - 11:59

Woops! Pardon, j'avais lu ta fiche mais j'ai complètement oublié de te validayyy!

Alors, fiche très intéressante, complète. J'ai pris beaucoup de plaisir à la lire.
Du coup tu connais la chanson, je te colorise et tu peux aller te mumuser avec les autres ^^
Bon jeu
Rei'

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MessageSujet: Re: Kaleeda   

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