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 Nous avons tous nos raisons...

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Ivellios
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MessageSujet: Nous avons tous nos raisons...   Ven 3 Avr - 20:43

Les montagnes au loin commençaient à faire leur apparition au fur et à mesure que le pourfendeur avançait. Enfin, il n'était plus très loin de l'endroit où résidait la créature qu'il traquait depuis un bon moment... Les derniers jours fut difficile, car la pluie avait laver la plus par des  odeurs et des traces laisser par la créature. Par chance, Ivellios était accompagner de son fidèle compagnon Nox, celui-ci su garder la piste de cette créature. Ce qui les menèrent à cette endroit. Les mines d'Osgard, situé près des falaises de Felliath. Il restait encore quelques kilomètres à Ivellios avant d'atteindre le flanc des mines, puis il s'occuperait de trouver l'entrer. Après avoir gagné un peu plus de terrain, le lycan s'arrêta pour la nuit. Il avait lever un petit camp et Nox lui, avait rapporter quelque chose à quoi manger.

Bien sur, il aurait aimer continuer à avancer, mais il ne voulait pas non plus tomber nez à nez avec cette créature qu'il poursuivait. Elle aurait un grand avantage. Le but était de la combattre dans les mines pour que celle-ci ne puisse s'envoler à sa guise, de plus cela restreignait son terrain, ce qui la désavantage, car elle ne peut faire de charge aérienne efficace à l'intérieur des mines. Alors  Ivellios avait décider qu'il valait mieux d'attendre que de ce précipiter...

La nuit n'avait pas l'air très mouvementer, on pouvait entendre les chants des animaux nocturnes, mais rien d'anormal ou d'alertant. Dommage, Ivellios aurait aimer ce dégourdir un peu les jambes. Il n'avait pas rencontrer beaucoup de "problème" en cours de route, à part peut-être des bandits de grand chemin... Ce qui, ne dure pas vraiment long temps. Peut-être plus tard ou demain il aurait de quoi s'amuser avec, un vrai défi.

Ce n'est pas si grave si il ne trouve personne non plus, il lui reste toujours cette créature qu'il traque comme consolation. Perdu dans ses pensées, le lycan n'avait pas tout de suite prêter attention à son compagnon qui fixait et grognait envers une direction en particulier. Justement sortit de ses pensées par ses grognements, il s'approcha de Nox et mit un genou au sol, puis passa son bras autours de son coup:

-Qu'est-ce que c'est Nox?

Le TrapJaw produit un jappement

-Humm, quelque chose d'humanoïde, alors ce n'est pas une bête?

Nox produit alors deux autres jappements

-Est-ce que, selon toi mon grand est-ce que cette présence est hostile?

Le compagnon d'Ivellios secoua la tête. Le lycan flatta celui-ci et retourna près du feu

-Avertit moi si cette présence ce rapproche.

Nox fit alors un petit jappement qui sonnait un peu plus joyeux. Ivellios retourna s'asseoir près de son feux et à ce moment, son compagnon ce remis à grogner. Le lycan se releva et éteignit son feux.

-Nox cacher

La bête alla donc ce cacher, puis Ivellios fit de même, mais en auteur. Il dégaina son arc et encocha une flèche. Il tira la corde vers l'arrière et reteint son souffle, il était prêt.

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Serena Dajaren
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Ven 3 Avr - 22:55

Les jambes s'activaient mécaniquement, le sentiment qui tenaillait le ventre elle le connaissait bien, il prenait jusqu'à la gorge. Quelle idée idiote, vraiment ! Elle se repassa très rapidement le fil des derniers jours, décidément, tout était idiot. Cela aurait pu fonctionner oui, tout à fait, dans un autre monde peut-être ?! Sa main se resserra autour du poignard, et les foulées s'allongèrent. Les larmes menacèrent de monter aux yeux lorsqu'elle pensa à la brutalité avec laquelle les brigands avaient arrêté sa minable cargaison. Si c'était le sort qui allait lui être réservé autant se laisser tomber sur le poignard en le maintenant à l'emplacement du cœur. Tss, non, c'était stupide, et ses idées noires furent balayées d'un mouvement de tête fougueux, il fallait penser à toute éventualité. De surcroît elle avait souvent de la chance dans sa malchance, et normalement, le cycle des choses reviendrait rapidement à cette normale, et ils se feraient écraser par un monstre, une bête énorme. Écraser ou bien rôtir, dépecer, au choix, temps qu'elle n'avait pas à voir cela.

Il faut alors préciser que les poursuivants de Serena l'observaient depuis quelques jours, alors qu'elle cherchait dans les rues de Zhaco un vieil homme dont le nom rimait avec épervier. La marchande n'était pas aussi discrète qu'elle l'aurait voulu, dans son comportement certes, mais pas à sa tenue. Sa robe travaillée attirait les regards, bien sûr d'honnêtes personnes, mais aussi de quelques êtres hostiles. Et à la taverne faiblement éclairée elle ne perçut pas ces hommes à l'angle de la pièce qui ne parlaient pas. Son dévouement pour les affaires aurait presque pu faire honneur à sa faction, si cela n'avait été au détriment de la raison. À chercher à tous prix le profit elle oubliait les dangers. Déjà lorsqu'elle avait quitté Aeoris seule parce que son associé était absent il y avait la conscience qui grinçait légèrement des dents, murmurant « danger, danger ». Pendant le trajet la pression avait augmenté, de même que son agacement face à la situation. Son unique réaction à ses propres sursauts avait été de froncer les sourcils, et donner un coup sur les rennes.

La migraine avait ensuite saisi la tête alors qu'elle arrivait à Zhaco, et après avoir trouvé son confrère  marchand cela s'atténua à peine.Elle parvint à ignorer ça à l'aide du bruit de la taverne, et plissa les yeux lorsqu'un homme se proposa pour l'escorter durant le trajet du retour. Il avait un air avenant, quelques rides et cicatrices et les yeux tombants. Elle oublia d'être méfiante, à moins qu'elle n'ait été assourdie par les signaux indistincts qui lui criaient qu'il y avait une menace, cela aurait pu venir de partout. Et cela ne pouvait mener nulle part. Elle sourit légèrement et lorsqu'elle fit charger la calèche ce fut en compagnie de cet humain, qui avait souvent tendance à se gratter juste l'arrière du crâne en détournant le regard, même lui osait être anxieux. En même temps, il fut le premier tué, de plusieurs flèches qui se fichèrent dans la tête et le cou. Il n'avait pas été celui visé, et cette maladresse sauva l'hybride qui décida de se jeter dans les caisses de bois, pour récupérer ce qui était le plus précieux. Les deux chevaux furent à leur tour victimes de projectiles, cependant plus divers, à en juger les bruits produits. Elle n'en avait que faire, elle fouillait avec plus d'énergie. Et cela c'était une vingtaine de minutes auparavant.

Tout alla très vite.

- Sortez !

Elle s'était figée sur le moment. Quelque chose changeait. Un frisson la parcourut et elle bondit. Partit en courant, avec un sac sous le bras. Ils étaient trois, et elle avait sans le vouloir profité de l'inertie provoquée par leur sentiment de victoire, de leur certitude que tout était joué, pour se dérober à eux. Ils étaient si sûrs de leur supériorité qu'ils ne réagirent pas tout de suite. Une aubaine qu'elle fut tombée sur des personnes assez lentes à la détente.

- Rattrapez-la !

Des trois n'en restait donc plus que deux. Elle abandonna l'idée de revoir le reste de sa cargaison et pensa les avoir distancés. Elle n'eut même pas le temps d'éprouver du soulagement qu'elle sentit quelque chose s'agripper à l'épaule, une main, ou plutôt une patte, c'était un mélange des deux assez étrange. Des doigts dépourvus d'ongles, mais terminés par des griffes... ou plutôt des serres. Alors qu'il se changeait en un rapace de manière incontrôlée son assaillant tomba en arrière, lui laissant quelques minutes de répit. Elle tira son poignard. Et à partir de ce moment, on pouvait dire que les jambes s'activaient mécaniquement, et que la peur grondait, la conscience était enfin audible, mais bien trop tard : une fois que le change-forme aura la possibilité de battre des ailes et de fondre sur sa proie tous ses espoirs ne seront ils pas réduits à néant ? Ses pensées dévièrent jusqu'à Aronax, et la cape de fourrure sembla s'offrir d'elle-même en offrande, s'éloignant dans la nuit.
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Ivellios
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Sam 4 Avr - 19:52

Les bruits de pas se rapprochaient. Ce bruit de froissement de feuille et de branche qui se brise sous le poids d'une personne. Ce bruit se rapprochait de plus en plus. Le lycan avait pu maintenant de qu'elle direction les inconnus arrivaient. Il était près, il gardait son focus, les yeux encrés à l'endroit d'où venaient les sons... Ils arrivaient, il ne restait pas beaucoup de temps, c'était imminent. Ivellios fut un peu surpris de voir qu'une seule personne émerger, puis l'instant d'après, ce qui s'apparentait être un change-forme fit son apparition et bondit sur l'autre individu. Le change-forme en avait après la jeune femme qu'il poursuivait... Ce n'était pas dans sa nature d'intervenir dans des conflits dans lesquelles il n'est pas impliqué, mais son instinct lui dit d'agir...

-Nox!

À ce moment, le trapJaw fit abandonna ça cachète et coupa le chemin à la jeune dame. Ivellios lui de son côté, décocha ça flèche, celle-ci fendit l'air avant d'aller ce figer dans l'aile du change-forme lui tirant un cri de douleur. Le lycan descendit de sa cachette, puis rengaina son arc. Calmement, mais sûrement il se dirigea vers "l'agresseur". Il l'agrippa par le coup pour le relever, celui-ci reprenait sa forme humaine et avec son bras encore valide, essaye de frapper Ivellios au visage. De son bras encore valide, le lycan arrêta le coup et lança l'homme sur un arbre, question de le calmer un peu plus. "L'agresseur" étant maintenant un peu sonné n'était pas prêt de prendre la fuite...

Le pourfendeur alla donc se poster derrière la jeune femme qui avait l'air plus préoccupée par Nox que par ce qui se passait. Ce qui était normal pour des personnes qui n'avaient sûrement jamais vu une telle créature. Peut-être était-ce quelque chose d'autre, on ne sait jamais. Il tendit le bras, puis agrippa fermement celle-ci par son collet la traînant devant son poursuivant. Bien sûr il les avait placés à une distance raisonnable pour pas que ceux-ci se sautent à la gorge. Ivellios se plaça entre les deux, Nox s’était assis plus près de la jeune femme. La regardant avec ce qu'on pourrait dire être un sourire. Le pourfendeur prononça encore le nom de la bête, puis celle-ci retrouva un visage un peu plus froid/sérieux.

-Écouter moi attentivement, nous allons faire quelque chose de très simple. Chacun votre tour vous allez m'expliquer ce qui se passe. Ensuite je déciderais ce que je ferais avec vous. Alors, tu peux commencer.

À la suite de ses dernières paroles, il pointa la jeune fille. Bien sûr, il avait déjà une petite idée de ce qui se passait et savait sûrement ce qu'il allait faire ensuite... Il ne voulait pas agir trop vite, c'est le pourquoi il voulait entendre l'histoire des deux points de vue. On ne sait jamais, peut-être que dans cette histoire l'homme n'était pas le méchant... C'est pour ça qu'il lui laissait une chance de s'expliquer, mais Ivellios avait tout de même une bonne idée de comment tout ça allait ce terminer...

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Serena Dajaren
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Dim 5 Avr - 3:00

- Nox !

Les yeux noirs avaient tenté de percer la nuit, et malgré une bonne vision elle ne put percevoir d'où venait le son. Avant qu'elle ne put réagir un autre bruit, quelqu'un, ou quelque chose. Une masse qui se rapprocha rapidement. Elle se stoppa net, manquant de tomber au passage. Une bête, un animal assez imposant même s'il n'était pas très haut, doté d'une mâchoire, un animal qui ne lui laisserait pas le loisir de fuir si elle essayait, songea-t-elle, les yeux rivées sur les dents du Trapjaw. Si elle avait daigné s'attarder sur les yeux de celui-ci elle aurait peut-être eu une chance de remarquer qu'il n'avait pas l'air foncièrement mauvais. Et encore, elle aurait pu y voir ce qu'elle y voulait, avec l'angoisse toujours cramponnée à ses entrailles difficile d'être lucide, de voir autrement qu'au travers du prisme de la crainte. Lorsqu'elle comprit enfin que l'animal n'allait pas faire ses crocs sur ses tibias -du moins dans l'immédiat- elle se permit de reprendre son souffle.

Sans jeter un oeil vers ce qu'il se passait autour d'elle, après avoir regagné une respiration assez mesurée elle envisagea de tourner les talons et de repartir, esquissant les ébauches d'un plan pour tromper l'attention du regard posé sur elle. Alors qu'elle en était à un plan D, comme désespéré, après avoir imaginé un plan vraiment abruti, un plan plutôt bête et un incroyablement crétin une main l'attrapa et la tira vers le change forme. Non, non, non, non murmura-t-elle plus pour elle même que pour le pourfendeur. Lorsqu'elle remarqua que son ennemi avait l'air sonné son poignard la démangea un peu, ne mériterait-t-il pas un trou, là, entre les deux yeux ? Cela serait joli, décoratif, mais l'autre homme -en était-ce seulement un?- se plaça entre eux, anticipant les pulsions violentes qu'ils pouvaient avoir.

Elle en profita pour le regarder, il était grand, imposant c'était sans doute nécessaire pour ne pas avoir l'air ridicule à côté de l'animal qui lui tenait compagnie. Des cheveux blancs, ce qui lui rappela que les siens étaient à l'air libre depuis que la cape s'était envolée dans la nuit. Elle devait avoir l'air ridicule, Elle abaissa son arme, qui restait cependant au poing, au cas où. Et sous l'autre bras il y avait toujours le sac de toile, elle resserra sa prise.

-Écouter moi attentivement, nous allons faire quelque chose de très simple. Chacun votre tour vous allez m'expliquer ce qui se passe. Ensuite je déciderais ce que je ferais avec vous. Alors, tu peux commencer.

Elle s'éclaircit la gorge et jeta un œil au change-forme, il avait l'air inquiet, il cherchait probablement une histoire pour remplacer les faits. Elle inspira, et essaya de ne pas parler trop vite, l'anxiété avait tendance à presser les syllabes les unes contre les autres, et alors personne ne comprenait plus rien, or Serena voulait être entendue et comprise. Elle se demanda si c'était bien sérieux de s'expliquer auprès d'un inconnu.

- J'ai été attaquée.. je, je suis marchande et je retournais vers Aeoris quand j'ai été attaquée, mes chevaux et la personne qui m'accompagnait ont été attaqués, ils ont été tués.

Elle butait sur les mots, se répétait, et à mesure qu'elle parlait elle sentait ses paroles lui échapper, il y avait aussi une impression de déjà vu, de déjà vécu même. C'était la raison pour laquelle elle s'était arrêtée. Elle devait avoir l'air sous le choc, était elle vraiment sous le choc ? Elle réfléchissait encore assez correctement pour quelqu'un supposément sous le choc. Elle se mordit la lèvre inférieure avant de reprendre. Il fallait qu'elle se maîtrise un minimum.

- Ma cargaison est aux mains du chef des brigands, peut-être même qu'elle est déjà loin maintenant, s'il n'est pas trop bête il a dû partir avec. Je pense que le rapace s'est fait avoir, en me poursuivant pour... quelques... bricoles.

Il semblait évident qu'elle n'enserrait pas quelques bricoles, mais elle ne savait comment en parler autrement. Elle ne voulait pas que l'homme-oiseau se fasse plumer et déplumer devant elle, par sa faute, elle n'avait aucune idée de ce qu'avait réellement fait le chef du petit trio, mais en y pensant bien c'était une alternative logique qu'elle avait proposé.

- Je.. merci d'avoir... aidé. Je crois que c'est surtout un léger malentendu.

Le volatile sembla avoir une révélation, ses yeux s'agrandirent sous l'effet de la stupeur et il pointa Serena du doigt, tout en reculant et se tassant contre l'arbre, il paraissait avoir recouvré ses facultés mentales, mais uniquement pour pouvoir jouer la comédie. Il se pressait contre l'écorce, au point même qu'on aurait pu croire qu'il tentait de fusionner avec.

- Reculez-vous, messire, n'voyez-vous pas ? C'est une sorcière ! Une terrible sorcière ! Cela s'voit à sa crinière !

Il aurait pu faire preuve de plus d'originalité, et de moins de bêtise, il aurait pu juste acquiescer. Mais alors qu'elle ouvrait la bouche pour répliquer un cri résonna à leurs oreilles à tous. Un cri long et fort, un cri intégralement constitué de douleur. Qui se stoppa net, absorbé par un son étrange. Cela ressemblait à un craquement, selon l'hybride, mais elle n'avait pas la moindre idée de ce qui pouvait provoquer cela.

- Je pense qu'il va falloir rapidement délibérer, il y a plus dangereux que nous dans les parages.

Elle avait parlé rapidement, précipitamment. Elle une sorcière ? Elle ressemblait davantage à une enfant apeurée à cet instant, juste avant de reprendre contenance, et de pincer ses lèvres, et de prendre une expression plus neutre.


Dernière édition par Serena Dajaren le Mer 22 Avr - 17:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Mar 21 Avr - 20:49

Au départ, Ivellios écoutait attentivement le témoignage de la jeune femme. Pour l'instant celui-ci se tenait bien, un cas un peu typique, mais bon habituellement le genre de personne comme cet homme n'était pas des personnes qui avaient l'habitude d'attaquer n'importe qui... Rendu vers la fin de la version des faits de la jeune hybride, le pourfendeur n'était plus très attentif. Quelque chose n'allait pas bien, il y avait quelque chose qui titillait son instinct. Le lycan jeta un regard à son compagnon et il pouvait lire dans ses yeux que lui aussi n'avait pas confiance à ce qui allait se passer. Ivellios fut sorti de ses pensées quand ce fut au tour de l'homme de parler.

Il regarda alors l'homme dans les yeux, puis regarda la jeune fille. Une sorcière? Même si elle en est une, n'aurait-elle pas déjà essayé de lancer un sort contre lui, un enchantement pour essayer de s'enfuir, une entourloupe quelconque? L'histoire de l'homme ne se tenait aucunement, il avait l'air tendu plus qu'autre chose depuis que la jeune femme avait ouvert la bouche. À ce moment un cri de douleur et de désespoir retentit, un cri qui signifiait la mort, celui-ci ne dura pas très long temps. Au fond de lui, le pourfendeur savait ce que c'était. Il ne pouvait rester ici, c'était maintenant un territoire de chasse... Il prit alors la jeune dame dans ses bras et la déposa sur Nox, puis lui dit:

-Accroche toi bien, nous parlerons plus tard, car pour l'instant vous avez bien raison, le danger nous guettes et sûrement un plus gros danger que ce que vous pouvez penser...

Il se pencha ensuite pour parler à l'oreille de son compagnon de chasse. Celui-ci poussa un petit jappement, puis Ivellios lui donna une tape sur la fesse et il partit à la course. Le trapJaw devait amener la jeune dame dans un lieu un peu plus sûr, ils avaient déjà marqué des endroits durant les voyages du passé, des endroits où ils pouvaient se planquer au cas où qu'une situation tourne mal comme celle-ci.

Peu de temps après le départ de la jeune femme et de Nox, une créature fit son apparition... Un ravageur nocturne. Par contre, ce ravageur n'était comme les autres, c'était un ravageur solitaire ne se tenant pas en meute. Celui-ci était aussi plus gros que la moyenne soit 12 mètres de long et 12 mètres de haut... En fait, c'était beaucoup plus gros que la moyenne, bref ce ravageur nocturne était spécial. Ivellios fixait le ravageur droit dans les yeux, ces cicatrices qui couvraient son corps et ses ailes, mais celle qui l'intéressait particulièrement était les deux cicatrices qui passaient verticalement sur ses yeux...

C'était bien lui. Le bandit étant paniqué essaya de fuir, ses mouvements attirèrent rapidement l'attention du ravageur. Comme attendu, le monstre ne prit pas un long moment avant de réagir. Avant que le bandit pût se rendre bien loin, la queue du monstre l'empala et jeta son corps un peu plus loin.

C'est maintenant juste lui et le lycan... Mais, pourquoi aidait-il cette jeune femme? Pourquoi se mettait-il en danger pour qu'elle est le temps d'être à l'abri? Peu importait, maintenant il devait trouver un plan pour se sauver lui même. Pour l'instant il allait combattre... Il dégaina alors lentement ses deux épées sans quitter la créature des yeux, puis se mit en garde. Pendant un moment, le temps d'une brise, rien ne bougea, pas un son ne fut émie et d'un coup, le silence fut brisé par un cri venant des abîmes, un cri qui transperçait l'âme.

Le ravageur passa rapidement à la charge et le pourfendeur se lança à sa rencontre. Le monstre essaya bien de l'empaler tout comme il l'avait fait avec le bandit précédemment, mais Ivellios jeta au sol et glissa sous l'horrible créature. Durant son passage il utilisa ses épées pour lacérer les chevilles du monstre. Lorsque le pourfendeur retourna sur ses deux jambes il rangea ses armes et partit à la course, il avait une idée.

Du côté de la jeune femme et Nox, ils étaient rendus à l'abri maintenant. Le trapJaw tournait en rond en émettant des sons de lamentations, mais tout en restant vigilant. Ils regardaient toujours à l'horizon, mais quand il voyait que son maître ne revenait pas tout de suite il se lamentait encore. Après un moment, le compagnon de chasse alla se coucher au pied de jeune hybride. Le temps passait et au loin on ne pouvait entendre le son d'une âme qui vive. Ce fut qu'après ce qui ressembla à une heure complète, que le son typique de quelque chose se rapprochant se fut attendre. Les pas se rapprochaient, mais Nos lui grognait, signifiant que ce n'était pas son maître... La chose se rapprochait de plus en plus, puis fit son éruption des buissons. Ce qu'on attendait être une bête sauvage dangereuse était en fait une brebis... Celle-ci parut paralyser pour un instant en voyant les deux êtres, puis au moment où elle pensait se retirer, une flèche vint la transpercer de part en part lui perforant le cœur au passage. La brebis s'effondra lourdement au sol, puis le pourfendeur fit son apparition.

-Au saint des terres sauvages ont ne peut se permettre d'hésiter ou de laisser la peur nous dominez, sinon on aboutit comme cette brebis... Mort, rappelle-t’en.

Le pourfendeur était couvert de boue et de sang, son armure avait pris quelque coup tout comme lui. Le temps qu'il avait passé seul avait l'air eu mouvementer... Le lycan rangea son arc et sortit un couteau, puis s'agenouilla devant l'animal pour le vider, le dépecer et en faire des morceaux de viandes.

-Aussi bien te mettent à ton aise, car nous passons le reste de la nuit ici, il est trop dangereux de se mouvoir la nuit. À moins que, tu préfères tout de même y aller? Désolé, où sont mes bonnes manières... Je me présente je suis Ivellios, mais peut-être me connais-tu sous le nom de L'âme de la forêt?

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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Dim 31 Mai - 20:04

Derrière un visage paraissant plus apaisé une pensée se démarquait des autres, dominait et envahissait l'esprit. Qu'est-ce que c'était ? Elle songea à questionner les deux hommes, mais fut prise de court, transportée par celui qui avait joué le rôle de médiateur. Elle se demanda s'il n'allait pas la lâcher dans un fossé pour s'en débarrasser. Ceci dit, cela n'aurait put aider à établir si elle était sorcière ou non. À moins que les sorcières amortissent leurs chutes par réflexe en faisant varier la pesanteur dans les derniers centimètres qui les séparaient du sol, formant un coussin d'air, invisible et indolore. Alors qu'elle poursuivait ces élucubrations qui la détachaient considérablement du monde réel, elle sentit la peau rugueuse de l'animal inconnu. Elle acquiesça aux propos de l'homme, et rangea son arme et s'accrocha de sa main libre, belle erreur. Les bonds de la bête surpassaient de loin les embardées des véhicules qu'elle empruntait habituellement, et elle manqua de se retrouver expulsée de sa monture de peu, sentant celle-ci ralentir pour l'aider, à moins que ce ne fut le résultat de son imagination débordante. Elle cala son précieux paquetage sous son abdomen et dès que sa posture fut plus appréciable elle tenta de voir se qu'il se passait derrière, tout en maintenant sa prise, préférant éviter de se retrouver au sol par maladresse.

La pénombre était muette, ou étouffée par le bruit que produisait le déplacement de l'animal. Le silence, ce pouvait être la paix, comme la mort, comme la distance. Comme la paix survenant après la mort alors que l'on prend de la distance. Inutile de penser au pire. Ils s'arrêtèrent et elle glissa au sol avant de s'étirer un peu, sentant ses membres raides. Ils étaient donc hors de danger, mais était-ce réellement sûr pour les deux hommes de ne pas bénéficier de l'aide de la bête aux crocs d'acier ? Ou est-ce que l'animal la surveillait pour qu'elle lui serve de repas plus tard ? Il émit une plainte qui la fit sursauter. Il avait peut-être faim, oui ce devait être ça, il devait être affamé. Elle recula un peu, puis croisa son oeil, provoquant un frisson qui remonta le long de son échine. Elle reprit son poignard. Il commença à se déplacer, et elle s'assit en tailleur à distance respectable, ne le quittant pas des yeux. Il poussa un nouveau cri, et elle secoua la tête, se sentant stupide. Elle commença à signer quelques mots, avant de se rappeler qu'une langue de gestes ne fonctionnait pas dans une discussion inter-espèces pour autant. « Ton maître va bientôt revenir », assura-t-elle d'une voix douce, alors qu'elle visualisait le contraire avec précision, allant jusqu'à considérer des détails tels que la couleur et texture du sang, le bruit que produirait le corps en se faisant écraser par des pattes puissantes...

Elle secoua la tête une nouvelle fois, et ouvrit le sac. Rien ne s'était brisé, c'était déjà cela. Elle étudia le contenu un instant, puis le referma. Cela aurait été terriblement bête de mourir pour ça. On ne lui aurait pas pardonné, en guise d'épitaphe elle aurait eu le droit à un soupir exaspéré, ou pire encore, la traduction écrite d'un haussement d'épaule, et on aurait regardé sa dépouille atterré, « bah, Serena... on sait pas ». Elle s'en serait bien sentie triste si la peur ne tiraillait pas ses entrailles. Et elle sortit une nouvelle fois de ses rêveries, ces rêveries qui ne la quittaient que rarement, cette fois pour voir l'animal se coucher à ses côtés. À bien y penser il n'y avait que son apparence de véritablement effrayante, hormis cet aspect qui accaparait la vision, il semblait être un compagnon fidèle, calme malgré ses inquiétudes. Elle se détendit, résolue à accorder sa confiance au duo peu commun, une intention qui ne tiendrait pas la route face à cette habitude de laisser l'esprit en roue libre, ne s'interdisant aucune possibilité. Il était difficile de prévoir si cette manière de penser allait handicaper ou aider. Un grognement différent des autres émana de la créature -un grognement qui ne manqua pas d'être interprété comme une plainte stomacale- cette fois ci annonciateur de danger. Serena opta pour une position accroupie, faisant en sorte de rester discrète, mais prête à bondir.

Une brebis. Elle se permit un sourire. Vraiment ? Elle toisa l'animal, tout aussi perdu qu'elle, puis bondit en arrière, entendant la flèche traverser l'air puis les chairs.

-Au saint des terres sauvages ont ne peut se permettre d'hésiter ou de laisser la peur nous dominez, sinon on aboutit comme cette brebis... Mort, rappelle-t’en.

Elle déglutit difficilement. Et ses yeux suivirent celui qui s'installait parmi eux. Elle resta silencieuse, prête à analyser le moindre mouvement, tout en se rasseyant en tailleur, arrangeant ses jupons par habitude plus que par convenance.  

-Aussi bien te mettent à ton aise, car nous passons le reste de la nuit ici, il est trop dangereux de se mouvoir la nuit. À moins que, tu préfères tout de même y aller? Désolé, où sont mes bonnes manières... Je me présente je suis Ivellios, mais peut-être me connais-tu sous le nom de L'âme de la forêt?

L'âme de la forêt, elle avait entendu cela à Zhaco, on l'avait aussi avertie, il fallait rester sur ses gardes, particulièrement lorsqu'on s'aventurait trop loin. Les curieux ne faisaient pas long feu, et les téméraires n'avaient rien à envier aux curieux. Il y avait des morts et des disparus, d'autres qui s'étaient égarés. Mieux valait les oublier qu'espérer leur retour, disait-on. Elle haussa les épaules, et reporta son attention sur le couteau.

- Je m'appelle Serena Dajaren... et je n'ai pas peur.

Elle tendit la main vers lui.

- Je peux m'en charger si vous voulez, je vous dois bien cela.

Elle remarqua le tremblement qui agitait sa main, et tenta de le cacher en joignant ses deux mains, mais le mouvement ne fit que s'intensifier. Elle se mordit la lèvre inférieure et soupira.

- Je suis... peut-être... légèrement sous le choc. Mais on ne contrôle pas vraiment la peur, c'est elle qui nous contrôle, plus qu'autre chose.

Elle baissa les yeux, espérant ne pas avoir vexé son interlocuteur. Ce qui pourrait s'avérer fatal, si l'on croyait les commérages des villageois. Probablement des balivernes, non ? Eux aussi, ils avaient peur. Et peur d'Ivellios. Est-ce qu'elle pouvait poser les questions qu'elle avait en tête ? Est-ce qu'elle pouvait poser cette question pour avoir la permission d'en poser ? Mais c'était déjà une question. Elle soupira, ponctuant ainsi son monologue intérieur. Puis elle trouva quelque chose qui lui paru faisable, facile. Elle désigna le compagnon de route de l'âme de la forêt, d'un mouvement probablement trop exagéré, de ceux qu'on faisait pour désigner les membres de la cour du roi.

- Qu'est-c... enfin qu'est-il ? ... hum... qu'est-il ou qu'est-elle ? Je veux dire, de quelle espèce, ou race... je ne sais pas... plus la différence. Je... suis désolée, je... est-il... est-il, elle solitaire ? Enfin, seul avec vous... enfin, avec vous et sans autres... comme lui.. elle ? ça mange des humains ?

La dernière question était sûrement la pire, bien que la plus compréhensible. Si elle avait été un change-forme souris elle se serait probablement métamorphosée à l'instant. Le rouge montait aux joues et oreilles. Elle se releva et effectua une courbette.

- Je suis désolée si je vous ai offensé.
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Dim 28 Juin - 0:41



-Je m'appelle Serena Dajaren... et je n'ai pas peur.

Sur ses mots, celle-ci tendit sa main vers Ivellios.

-Je peux m'en charger si vous voulez, je vous dois bien cela.

La main de la jeune femme était affliger par un léger tremblement qui s'intensifia lorsque celle-ci essaya de le masquer. Elle poussa ensuite un soupir avant de reprendre parole.

-Je suis... peut-être... légèrement sous le choc. Mais on ne contrôle pas vraiment la peur, c'est elle qui nous contrôle, plus qu'autre chose.

Ses mots firent paraitre un léger sourire sur les lèvres du lycan. Bien sûr, la peur est ce qui permet à plusieurs personnes de survivre, mais seulement ceux qui ne sont pas assez puissants son affliger et contrôler par celle-ci, ses ce qui différencie les proies des prédateurs. Les prédateurs sont guidés par leur instinct et une soif quelconque à assouvir et ceux-ci seront prêts à tout pour arriver à leurs fins, affectant les autres êtres avec la peur grâce à leur puissance et leur réputation. La seule chose que les proies et les prédateurs ont en commun est l'instinct de survie, sauf, que l'un d'entre eu sera prêt à faire plus que l'autre et surmonter cette peur pour l'infliger à ses ennemis... Le pourfendeur sortit de ses pensées grâce à la voie de la nouvelle venue.

- Qu'est-c... enfin qu'est-il ? ... Hum... qu'est-il ou qu'est-elle ? Je veux dire, de quelle espèce, ou race... je ne sais pas... plus la différence. Je... suis désolée, je... est il... est-il, elle solitaire ? Enfin, seul avec vous... enfin, avec vous et sans autres... comme lui... Elle? Ça mange des humains ?

Bien qu'elle était sous le choc, Ivellios pensait que celle-ci n'était pas vraiment à l'aise avec sa présence. Sûrement grâce aux légendes que l'on compte sur lui au saint des villages. Ses comptes qui emplissaient de peur le cœur de presque tous les voyageurs, même des plus dures... Tout de même, c'est une question qui surpris le pourfendeur, car, la plus part des personnes qu'il avait pu croisé n'osait même pas posé de question sur son compagnon.

- Je suis désolée si je vous ai offensé.

Le pourfendeur laissa un petit rire s'échapper, sûrement l'avait-il fait pour détendre cette atmosphère à laquelle cette jeune dame n'avait pas l'habitude.

- Crois-moi Serena, je ne suis point offensé, j'ai entendu tellement de choses au courant de ma vie qu'il n'y a pas grand-chose qui m'offense.  N'est pas peur de dire ce que tu as dans tes pensées, j'aime beaucoup mieux cela que quelqu'un qui les cache.

Le lycan marquant une posa pour mettre de côté la viande qu'il avait préparée et s'essuyer les mains.

- Pour répondre à tes questions, il s'appelle Nox, mon compagnon de chasse. Pour commencer, c'est un mâle, il appartient à la race des trapjaws. Oui il est seul avec moi, je l'ai dérobé à sa mère lorsqu'il était enfant sinon je n'aurais pas pu l'apprivoiser. Pour ta dernière question, considérant que les trapsjaws sont carnivores et que pour eu de la viande, c'est de la viande, alors oui, quelquefois il se peut qu'ils mangent un humain. Ils aiment tout de même certaines viandes plus que d'autre par contre. Malgré leurs côtés plutôt sauvages et "monstrueux" comme les humains le disent, cette bête fait un très bon compagnon de chasse, loyauté sans faille et un courage à toute épreuve. Un être magnifique...

Sur ce, Ivellios se leva et commença à collecter des roches qui étaient autour et les placèrent en rond à fin de créer un rond de feu. Il alla ensuite chercher quelque branche et brindille qui trainait aux alentours, puis le pourfendeur plaça celles-ci à fin qu'elles forment une sorte de tipi. Au milieu du tipi il avait placé de la mousse sèche et autre élément qui était susceptible de s'enflammer rapidement et facilement. Le lycan fouilla alors dans une de ses poches et sortit une roche noire faite sur le long, avec plusieurs marques dessus, elle était bien usée. Il prit son couteau et accota sa lame sur la roche la dirigeant vers le petit tipi de bois. La lame glissa alors sur la roche ce qui produit de grosses étincelles qui retombèrent dans le petit lit de mousse sèche. Après le troisième coup, Ivellios se pencha pour souffle délicatement sur la mousse et comme attendu, celle-ci s'enflamma, puis après quelques minutes le feu consuma les branches. Le feu n'était pas trop gros pour ne pas attirer l'attention, mais assez gros pour y faire cuir quelque chose, Ivellios regarda Serena et lui dit:

-as-tu faim?



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MessageSujet: Ayayaya   Ven 19 Aoû - 23:03

Serena sentit ses épaules s'affaisser en entendant le rire de son interlocuteur. Il y avait quelque chose d'authentique l'incitant à se détendre un peu.

- Crois-moi Serena, je ne suis point offensé, j'ai entendu tellement de choses au courant de ma vie qu'il n'y a pas grand-chose qui m'offense.  N'est pas peur de dire ce que tu as dans tes pensées, j'aime beaucoup mieux cela que quelqu'un qui les cache.

Elle comprenait parfaitement ces propos, en approuvait la teneur. En revanche, ses habitudes de marchande lui avaient façonné un masque d’hypocrisie. Une personnalité commerçante qui demeurait même alors qu'elle n'avait aucun rôle. À moins que ce ne fut sa place dans la société en tant que jeune femme indépendante qui l'ait amenée à ne pas faire de vagues. En tous cas cela lui avait réussi, puisqu'elle était en vie, et gagnait son pécule.
Elle acquiesça silencieusement, même si son existence pouvait consister en une démonstration de l'utilité du mensonge et de la dissimulation.

Cette franchise abrupte dans les paroles d'Ivellios lui paraissait plus violente que les remarques fourbes de miel et d'épines mêlés de son quotidien. Des dires directs qu'elle s'efforçait de contredire, elle en avait presque un besoin viscéral, ressentant un tiraillement dans ses entrailles. Et d'un autre côté... un peu de vrai sans faux-semblants, ce pouvait être apaisant. Les réalités trop distordues de son quotidien l'avaient amenée au point où elle était. À voyager inconsidérément. Personne ne savait qu'elle était ici. Si elle avait été tuée plus tôt, contrairement à ce qu'elle s'était imaginé, il n'y aurait pas eu d'enterrement ridicule ou pitoyable à célébrer.
Ses collaborateurs auraient pensé qu'elle aurait pris le large, pour des rivages plus paisibles.

La voix de celui qu'on nommait parfois l'Âme de la forêt se fit à nouveau entendre.

- Pour répondre à tes questions, il s'appelle Nox, mon compagnon de chasse. Pour commencer, c'est un mâle, il appartient à la race des trapjaws. Oui il est seul avec moi, je l'ai dérobé à sa mère lorsqu'il était enfant sinon je n'aurais pas pu l'apprivoiser. Pour ta dernière question, considérant que les trapsjaws sont carnivores et que pour eu de la viande, c'est de la viande, alors oui, quelquefois il se peut qu'ils mangent un humain. Ils aiment tout de même certaines viandes plus que d'autre par contre. Malgré leurs côtés plutôt sauvages et "monstrueux" comme les humains le disent, cette bête fait un très bon compagnon de chasse, loyauté sans faille et un courage à toute épreuve. Un être magnifique... 

Elle hocha la tête à nouveau, et reporta son attention sur l'animal. Nox donc. La créature avait senti que l'on parlait d'elle, et parut réagir au mot viande. Ce qui n'avait rien de surprenant, tout animal habitué aux termes concernant ses besoins vitaux y réagissait, dans les limites de leur quotient intellectuel. Et l'animal avait été correctement éduqué restant discret, patient et calme. Il n'y avait par ailleurs aucun doute à avoir quant à la matière grise de la bête, ou sa  vivacité d'esprit. Au moindre bruit, un mouvement dans son poil indiquait qu'il était toujours aux aguets. Une sensibilité qui servirait grandement à n'importe quel voyageur, Serena s'imagina dotée de cette capacité. Alors attentive en permanence elle serait capable de survire à une embuscade par ses propres moyens.
Mais où serait le défi ?

C'était tellement plus amusant d'avoir eu à courir dans la nuit, la peur au ventre. Elle devrait remercier son karma de lui avoir permis cette escapade, un petit tour tandis que l'air fraîchit, rien de plus revigorant. La possible tachycardie ? Une aide au bon fonctionnement de la pompe à sang, ah, c'était vraiment une cure de jeunesse. Elle venait de gagner quelques années au compteur de sa vie avec ça. Ne devrait-elle pas témoigner d'un peu de gratitude ?
Au moins deux bons points étaient bel et bien à relever en cette soirée : la méfiance qui s'était quelque peu dissoute et mélangée à la paranoïa ambiante au fil de ces derniers mois était de nouveau une entité bien définie dans le cerveau de Serena, elle ne la négligerait plus ; ensuite le dialogue, qu'elle devrait par ailleurs relancer, avec franchise. Un exercice difficile mais faisable.

-as-tu faim? 
- Un peu en effet, y aura-t-il assez pour nous trois ?

Cette question était un peu idiote, Nox pouvait sans doute aller se chercher un en cas sans que ce ne soit une complication. Elle serra un peu les dents, elle avait fait dans le correct et non dans l'intelligent. Sentant la pression de ses molaires fermement pressées les unes contre les autres elle repensa au Trapjaw, une lueur d'intérêt vint éclairer l’œil.

- J'ai pas mal voyagé mais je n'en avais jamais vu, et n'en avais guère entendu parler. Avec ses mâchoires d'acier, il doit pouvoir broyer davantage que de la chair et des os, non ? Vos ennemis ont sûrement peu de chance à côté de lui. Et vous...

Elle commençait à recouvrer ses facultés mentales habituelles, et se coupa dans sa lancée, ne poursuivant la phrase que pour elle-même, avant de penser à quelque chose de plus pertinent.

- Qu'est-ce que c'était ? Cette bête, ce cri ?

Elle s'intéressa davantage à l'homme et évalua l'état de ses vêtements.

- Avez-vous été blessé ? J'ai peut-être quelque chose pour... Non. Pardon. C'était dans ma cape... qui s'est envolée vers d'autres cieux. Ceci dit, je sais faire les bandages.

Si vous avez une hémorragie qui se portait bien jusqu'à présent ? Elle se massa les tempes, se sentant inutile. Ce n'était pas faute d'essayer. C'était authentique. Préférant opter pour un sujet qui n'imputait pas à elle-même elle reprit la parole.

- Vous chassez depuis longtemps ?
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MessageSujet: Re: Nous avons tous nos raisons...   Sam 8 Oct - 19:53

- Un peu en effet, y aura-t-il assez pour nous trois ?

Ivellios passa son regard des rations obtenues du cadavre de l’herbivore à la carcasse de celui-ci. Ils en avaient bien assez, contrairement aux humains et certaines autres races, Nox pouvait se nourrir de presque tout, os, sabot et autre organe qui n’étaient comestibles pour certains. Tout comme le pourfendeur lui-même, mis à part les os et les sabots, il pouvait presque se nourrir de tout dû à son métabolisme de lycanthrope, ce qui était tout au plus profitable dans un certain sens. Ainsi, aucun gaspillage n’avait lieu, autant se dire ensuite que cette bête était morte pour une bonne cause. Ivellios se contenta d’acquise pour répondre à la jeune dame, puis s’en suivi d’une autre question.

- J'ai pas mal voyagé, mais je n'en avais jamais vu, et n'en avais guère entendu parler. Avec ses mâchoires d'acier, il doit pouvoir broyer davantage que de la chair et des os, non ? Vos ennemis ont sûrement peu de chance à côté de lui. Et vous...

Oui, il était bien vrai que la mâchoire des trapsJaw pouvait faire beaucoup plus que broyer des os et déchirer la chair. Métal, cuire, bois, etc., il n’y avait pas grand-chose qui résistait à ses puissants broyeurs. Les trapJaws étaient alors oui, de féroce adversaire, peu survivait suite à l’attaque d’une meute de ses bêtes ou même, un seule d’entre eux. Généralement, ils se tiennent en groupe (meute), ce qui les rend si redoutables, mais il ne faut pas croire qu’un TrapJaw seul est une cible facile…

Venant à penser à lui-même. Non, effectivement ses adversaires n’avaient peu de chance de se retrouver face à lui. Ivellios était peut-être un des pires prédateurs, le genre de prédateur qu’il traque ses proies jusqu’à la mort. Au départ on peut bien croire qu’on lui a échappé, mais il fallait encore penser, car il n’était jamais bien loin. Un prédateur qui talonne sans relâche et qui ne s’arrêtera pas avant que vous ayez donné votre dernier souffle.

Les légendes disaient que, les victimes de l’âme de la forêt étaient littéralement mortes de peur ou étant devenu fou par force d’être en sécurité nulle part, les pauvres s’enlevaient la vie pour ne pas à avoir à tomber dans les griffes de ce monstre qu’était Ivellios.

Perdu dans ses pensées le pourfendeur ne put entendre correctement les deux autres questions de la jeune femme, ceux-ci sonnaient comme des marmonnements lointain, puis cette dernière question l’extirpa rapidement de son flux de pensée.


- Vous chassez depuis longtemps ?

Tout en commençant à cuisiner la viande fixant les flammes dansantes dans les pénombres il répondit à Serena :

-Mes parents m’ont appris à mon plus jeune âge. Au départ ils m’apprenaient comment dire, la théorie. Mon père me lisait les histoires de chasse et me donnait une leçon chaque jour, ma mère elle me montrait les aspects comment dire, de survie ? Les plantes médicinales, les habitudes à avoir et à éviter ce genre de truc. Lorsque je fus assez fort pour tenir une arme, mes parents se mirent à m’entrainer plus sérieusement. J’ai appris à une vitesse phénoménale selon eu. Lorsque mes parents furent décédés, je me retrouvai à apprendre par moi-même, me mettant dans des situations plus que dangereuses, y ressortant avec fortement endommagé, presque agonisant, mais avec le meilleur des apprentissages, car la douleur est un des meilleurs enseignants.   Par ailleurs, la chasse dont nous parlons n’est pas celle dont tout être s’y prête pour se nourrir ou faire du profit. Je suis un pourfendeur, je chasse les créatures mythique, je chasse les plus grands prédateurs. Pourquoi ? C’est à l’intérieur, tout pour l’excitation de la chasse…

Lentement, Ivellios releva la tête pour fixer Serena directement dans les yeux.

- Je me permet à mon tour de vous poser une question. Qu'est-ce qui attire une jeune femme comme vous dans un lieu si éloigné?

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MessageSujet: Et là, c'est le drame   Mar 1 Nov - 14:08

Un sourire admiratif investit le visage de la marchande, faisant étinceler ses yeux et ses dents face aux flammes crépitantes. Il y avait quelque chose de curieusement plaisant dans la dernière phrase de sa tirade. Quelque chose d'honnête, pour l'interlocuteur d'une part, mais aussi pour Ivellios lui-même. La plupart des gens justifiait ses activités ou son métier par le motif socialement acceptable. Cela lui rappelait un nécromant croisé un jour, qui avait bien entendu pour seule envie de sauver des vies. Le fait qu'il aime vivre parmi les morts, ainsi que la sensation de puissance conférée par son pouvoir, c'était tenu sous silence. L'hybride allait même plus loin, persuadée que ce n'était pas un problème vis à vis d'autrui, mais quant à soi. Il fallait donner des principes nobles à son existence pour se la rendre légitime. En n'évoquant pas de raisons politiquement correctes donc, on prouvait qu'il n'y avait pas besoin de se leurrer, ou de contenter son auditoire.

Léger haussement d'épaules, ce cheminement de pensées sans base concrète n'avait pas grand intérêt.

- Je me permet à mon tour de vous poser une question. Qu'est-ce qui attire une jeune femme comme vous dans un lieu si éloigné?

Sans aucun signe annonciateur Serena éclata de rire, c'était si bête, lorsqu'on réunissait les éléments, il était évident que ça n'aurait pu fonctionner. C'était à se demander à quoi s'employait sa matière grise... à part la philosophie de comptoir. Si le rire s'arrêta, elle eut du mal à reprendre une expression apaisée, ses yeux essayant de s'agripper à tous les points de son champs de vision qui n'étaient pas le regard de l'âme de la forêt ou celui de son compagnon de chasse. Elle finit par cligner des yeux lentement, deux fois.

- Une chance que ce n'ait pas été l'excitation de la chasse qui ait amené ces mercenaires à me poursuivre. Autrement je pense qu'ils auraient été plus attentifs et mieux préparés.

Un soupir ennuyé, c'était affligeant, en réalité. Elle se tritura de nouveau les méninges pendant un moment, pour trouver par quoi commencer. Un lieu si éloigné... Elle ressentit alors pleinement la chute des températures, qui avait pourtant été graduelle. Elle s'approcha un peu du feu, et réprima un bâillement.

- Je suis marchande.

Comme si cela expliquait tout. La plupart des marchands se débrouillait pour ne pas avoir à courir à droite, à gauche. Ils étaient mieux organisés. Comme là, celui avec les tapis qui... avait disparu depuis deux mois. Mauvais sujet de comparaison.

- Marchande sur Aeoris. Habituellement, il y a un acolyte qui se charge des échanges avec toute personne extérieure à la capitale. Il a disparu.

Disparu lui aussi. Les mots se suivaient de plus en plus lentement et sur un ton monocorde. De nouveau perdue dans ses pensées, elle oublia le froid et la fatigue, le visage se ferma davantage. Elle se parlait à elle même.

- Je sais ce qu'ils font, les autres, ils attendent sagement, guettant le moindre message. Ils prennent sur eux, jusqu'au moment où ils deviennent tarés et interprètent les signes. Ils vont voir des cartomanciens, des prêtresses, et d'autres gens de cet acabit, tout aussi fous qu'eux. Et ils croient que ça va marcher. Non, ce n'est pas ce qu'il faut faire.

Si tu attends, résigne-toi à ce rôle passif, et fais-le bien. Sage, et peut-être qu'avec ce comportement canin, en effet, ton maître reviendra demain. Non. Ce n'est pas ce qu'il faut faire.
Elle fixa Ivellios, pris en otage entre la jeune femme et ses pensées. Il n'avait pas à subir les tensions de ces derniers mois. La voix regagna quelques nuances :

- Hum... Tout ça pour dire qu'il faut agir pour ce qu'on veut. C'est ce que j'ai tenté de faire. Or, il faut aussi des conditions favorables en amont, et j'ai eu trop peu de temps pour faire attention aux détails. Donc, j'ai fait de mauvais choix.

Elle hésita à s'appesantir davantage sur le sujet, il y avait peu de chance pour que cela soit utile. Après, peut-être que ce qu'elle dévoilait n'était pas suffisant pour se faire une idée de ce qu'elle traversait, nouveau haussement d'épaules.

- Vous descendez parfois à la capitale ?

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