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 Kaltaïs Thra

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Kaltaïs Thra
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Date d'inscription : 10/12/2013

Livre des Héros
Divinité: Lilianne
Guilde: Guilde des Juges
Résumé:

MessageSujet: Kaltaïs Thra   Mar 10 Déc - 17:52




Présentation



Nom : Thra (prononcé "Tœh'ra" en elfique)
Prénom : Kaltaïs Laone (prononcé Laoné) Savel
Âge : Elle ne sait pas combien ses 310 ans elfiques font en années aéoriciennes : le snobisme haut-elfique invite à rajouter des années à son âge selon ses caprices et aucun document n'existe pour convertir. D'apparence on voit qu'elle est une jeune femme, à échelle humaine on estimerait 25 ans.
Race : Haute Elfe
Faction : Noble Alliance
Guilde : Guilde des Juges
Raisons du choix de faction :
-Pour l'instant Kaltaïs essaie de rassembler des informations sur le second attentat contre Areil. Elle sait qu'elle pourrait avoir besoin d'accéder aux quartiers généraux de la Noble Alliance pour glaner des informations, ce qui explique pourquoi elle a choisi une faction malgré les risques accrus.
-Pénurie de "gentils", comme toujours. Sans compter que tous mes anciens personnages étaient du bon côté de la Force, autant continuer sur ma lancée.
-Euh...on offre des cookies aux nouveaux arrivants =D
Rang : Peu importe, puisque "Béatrice Rappaccini" n'est qu'une herboriste inoffensive.
Famille : Thra. Famille de petite noblesse elfique, qui n'a d'influence qu'en raison de leur fidélité mainte fois prouvée envers la famille royale (Gothello). Il va sans dire qu'il ne serait pas judicieux de sa part de révéler ses origines à Aeoris.
Métier : "Béatrice Rappaccini" est une herboriste/alchimiste installée depuis peu à Aeoris. Elle propose nombre de plantes médicinales et concoctions...et si vous savez faire passer votre message discrètement elle pourra vous vendre la meilleure drogue elfique de la ville. Quid du poison ? C'est hors de question.
Sauf si vous avez de bonnes informations à fournir et que vous ne posez pas trop de questions.
Classe magique: X
Élément : X
Divinité vénérée : Lilianne, mais elle est également incollable sur le culte d'Ugorla.






Description



Taille : 5 ere (mesure elfique), soit environ 1m78  
Poids : 27 onces elfiques (environ 76kg)

Description Physique : Kaltaïs a une apparence atypique pour une haute-elfe, d'une part à cause de ses yeux bleu nuit, de l'autre à cause de sa carrure plus humaine qu'elfique. Au lieu d'exhiber des membres sveltes caractéristiques de l'aristocratie de leur race, le physique des Thra trahit leur masse musculaire ou leurs mensurations toutes en courbes. Kaltaïs se situe dans la seconde catégorie, avec des hanches trop larges par rapport aux standards de l'île. Elle ne rentre donc pas du tout dans les canons de beauté dans son pays natal, mais à Aeoris on peut la trouver jolie, d'autant plus qu'elle est assez coquette et ne lésine pas d'efforts pour séduire (propreté irréprochable, maquillage, tenues cintrées). Tout cela par pur pragmatisme, il est plus facile d'obtenir des informations lorsqu'on est attirante. De son visage on peut noter des yeux légèrement tombants et très vifs. Ses cheveux sombres sont raides et lui tombent un peu en dessous des épaules. Elle porte un semblant de frange sur le côté droit du visage.
Pour ce qui est des vêtements Kaltaïs s'adapte à l'occasion. On peut néanmoins signaler que ses tenues la mettent en valeur sans révéler grand chose de son corps. Elle regrette un peu la mode elfique : malgré les railleries auxquelles elle a pu être sujette dans sa jeunesse à cause de son "physique ingrat", s'habiller normalement l'aiderait à surmonter le mal du pays. Mais elle ne peut pas se permettre des robes d'aristocrate, même simples : ses oreilles sont déjà trop proéminentes, et bien qu'elles ne soient que légèrement plus longue que la moyenne tout risque évité est un jour de plus en sécurité à Aeoris.
Vous pourriez vous demander, à la lecture de ces paragraphes, si Kaltaïs est complexée par son apparence. Il serait impossible d'affirmer qu'elle ne l'est pas, mais elle n'en a pas vraiment honte non plus. Elle a compris que les opinions sur son physique changeaient en fonction de la culture à travers laquelle il était perçu; cependant nonobstant les compliments de ses conquêtes elle n'arrive pas entièrement à se détacher du point de vue elfique.

Comme tout le monde Kaltaïs a quelques cicatrices ci et là, notamment une ou deux traces de brûlures sur les jambes et les avant-bras dues à un manque de prudence lorsqu'elle a commencé l'alchimie. Plus singulières toutefois sont les multiples tâches de décoloration sur l'aine : c'est là où elle s'est appliqué la plupart des poisons contre lesquels elle voulait s'immuniser, et comme elle savait qu'il y aurait des marques elle a fait au plus discret. Il se pourrait néanmoins que la discrétion se soit faite au prix de sa descendance, bien qu'elle n'ait pas de moyen d'être sûre qu'elle soit stérile. Toutefois elle n'accorde pas grande importance à la question à cause des révélations de Lord Gothello sur son ascendance : pourquoi faire perdurer une engeance inférieure et coupable ?

Pour résumer on peut dire que Kaltaïs est une elfe au physique harmonieux, du moins selon les canons aéoriciens, et qu'elle a l'air assez inoffensive, si ce n'est pour ce côté légèrement aguicheur qui pourrait trahir les poisons dont elle est recouverte; du moins si son air espiègle et affable n'incitait pas ses interlocuteurs à baisser leur garde. Ce qui ne serait pas une erreur en soi puisqu'elle est de nature assez gentille et qu'elle ne se servira de ses substances qu'en cas de nécessité absolue.

Signes particuliers : Si vous voyez les oreilles de Kaltaïs frémir, attendez-vous à une facétie (si vous avez de la chance elle se contentera d'une plaisanterie, mais méfiez-vous des taquineries et des phrases assez déplacées) ou à une saute d'humeur soudaine. Puisqu'elle passe la majorité de ses journées au milieu de plantes elle est toujours entourée d'une odeur de nature et de fragrances florales, ce qui a également comme avantage de masquer en partie l'odeur malsaine de son sang aux vampires alentours. Lorsqu'elle est nerveuse il n'est pas rare de la voir effeuiller fleurs et tiges alentours, probablement pour éviter de s'en prendre à ses cheveux. Si elle commence à s'attaquer aux plantes vénéneuses de sa boutique c'est qu'elle est au bord de la crise de nerfs. Bien entendu quiconque aurait des connaissances en herboristerie et la verrait agir ainsi serait sur ses gardes en voyant que les aconits et autres ciguës n'ont aucun effet sur elle, mais pour qu'une telle situation se produise il faudrait que l'individu entre dans la chambre de Kaltaïs, ce qui n'est pas prêt d'arriver. Même si elle souhaitait avoir une aventure d'un soir elle s'en abstiendrait, à cause de ses cicatrices sur l'aine qui pourraient dévoiler ses injections toxiques. Parlant de, elle est bisexuelle avec une nette préférence pour les filles.
Kaltaïs a recueilli un bébé hérisson au parc, il avait été blessé dans des circonstances inconnues. Baptisé Rodi, vous pourrez l'apercevoir l'espace d'un instant dans la boutique s'il sort de sa cachette. Comme tout hérisson il est assez farouche, mais semble s'être accoutumé à Kaltaïs. Heureusement, puisque Rodi l'aide à faire face à la solitude.
La couleur préférée de notre elfe est le bleu, et sa fleur favorite le lys. Contrairement à la plupart des elfes de la ville sa langue maternelle est bien le haut-elfique, même si sa prononciation de la langue aéoricienne ne le laisse pas transparaître; ce qui peut arriver, en revanche, c'est de l'entendre se parler à elle-même en elfique.

Description Psychologique : Kaltaïs arbore une aura sympathique et est somme toute assez sociable, ce qui en fait quelqu'un de très abordable. De par sa loquacité décontractée (une fois la conversation engagée) et son humour désastreux elle inspire facilement confiance et rend enclin au partage d'information, ou du moins au partage d'un moment de complicité. Ne la prenez toutefois pas pour une idiote : elle est plus prudente qu'elle n'en a l'air. C'est une question de survie après tout : vous pouvez très bien connaître "Béatrice Rappaccini", mais pour "Kaltaïs Thra" il faudra que vous prouviez que vous êtes digne de confiance. Il n'y a pas spécialement de différence entre les deux persona, mais "Béatrice" ne vous laissera rien savoir de ses inquiétudes sur sa famille et son propre avenir, de la solitude qui la ronge, des manques de confiance en soi naturels et liés à son passé...Kaltaïs a beau être quelqu'un d'assez simple dans ses rapports aux autres, ses rapports à elle-même sont gangrenés de culpabilité, de honte et d'auto-censure. Ceux qui ont connaissance de cette facette se comptent sur les doigts d'une main et, autant l'admettre, c'est à cause de l'une de ces personnes qu'elle a tous ces problèmes.
En effet, contrairement à sa sœur jumelle Estaleïs, Kaltaïs n'a jamais vraiment été capable d'accepter les pressions du roi des elfes sur sa famille. Il faut dire que les deux sœurs ont eu des expériences différentes vis à vis de leur "devoir" (Estaleïs n'a pas été jusqu'à s'injecter quotidiennement des doses de poison en risquant sa propre vie...pour, au final, pas grand chose puisqu'elles n'ont pas su protéger Areil) mais c'est aussi que Kaltaïs a toujours été la plus indépendante des deux sur le plan moral. Est-ce juste qu'elles n'aient pas le droit de vivre pour elles-même ? Leurs origines justifient-elles qu'on leur demande de se considérer inférieures ? Ces questions n'ont jamais franchi la conscience de Kaltaïs mais elles menacent de le faire à tout moment. En attendant elle se contente de refuser d'affronter le problème en se réfugiant dans l'herboristerie et l'alchimie, puisqu'elle a toujours été fascinée par les plantes. Ou du moins c'est ce qu'elle faisait jusqu'au coup d'état de Lady Butterfly, qui l'a plongée de force à Aeoris, cette ville labyrinthique qui pourrait devenir la métaphore des méandres de ses refoulements.

Malgré le paragraphe précédent, n'allez pas vous imaginer que Kaltaïs est quelqu'un de grave et de constamment soucieux. Elle même ne se voit pas ainsi : elle n'aime pas se poser de questions et considère que ses maux viennent de sa solitude et de son inquiétude pour sa sœur et son frère. Elle se contente de faire ce qu'elle a à faire et essaie de profiter tout de même de la situation comme elle le peut. Si dans le même temps elle peut se rendre utile et aider les rares personnes auxquelles elle peut se raccrocher dans cette ville, ou soigner les malades qu'elle croise, elle pourra au moins trouver un peu de réconfort dans ces actions.

A noter que Kaltaïs est une très bonne actrice, donc même lorsqu'elle se sent en danger elle conservera son attitude enjouée et facétieuse- jusqu'à un certain point. Elle préfère éviter de tuer mais si sa vie ou celle de ses proches est menacée elle vous empoisonnera avec pas mal de sang-froid. Si l'on devait lister quelques traits de personnalité pour résumer le portrait : affable, terre-à-terre, complexée, parfois assez buttée, assez active (lorsqu'elle n'est pas en train de s'occuper de sa boutique ou d'enquêter il est possible de la voir grimper ou courir dans des endroits calmes, donner un coup de main à la taverne où travaille son amie Eseil, participer à des tournois de cartes ou même à étudier, bien qu'elle reste de ce côté là dans son domaine de prédilection, les plantes...et possiblement d'autres. Ces occupations l'empêchent de rester trop longtemps seule, même si elle garde une distance émotionnelle par mesure de prudence...)

Équipement : Comme nombre de nobles Kaltaïs connait les bases de l'escrime, mais déteste les épées. Pour plus d'exhaustivité, ce sont toutes les armes susceptibles de faire couler le sang qui l'effraient : depuis qu'elle connait la vérité sur sa famille, elle est devenue obsédée par l'idée que des instincts d'elfe noir puissent faire surface. Kaltaïs ne possède donc aucune épée. Elle manie aussi la sarbacane et l'arc avec par ailleurs plus de dextérité que l'épée, mais son arc se trouve auprès de son frère tandis que sa sarbacane sort rarement de l'appartement que l'elfe a pris à Aeoris.
Quelles armes Kaltaïs utilise-t-elle alors ? Les poisons. Elle en possède tout un tas sur elle, cachés dans divers éléments de sa tenue : une deuxième paire de gants badigeonnée de poison sous la première, du maquillage fait maison (n'oublions pas que Kaltaïs a passé des années à s'immuniser contre les poisons et peut donc les appliquer sur elle sans risque), divers objets d'apparence inoffensifs comme des mouchoirs, bijoux, pièces de monnaie...elle ne recourt aux poisons mortels qu'en cas d'urgence, mais use et abuse des sérums de vérité, des substances soporifiques, de tout ce qui peut handicaper sans éveiller les soupçons (migraines, hallucinations, indigestions, anémie etc).
Il faut également préciser pour les vampires qui rôdent que boire son sang est une très mauvaise idée : il est d'une telle toxicité que même son propre organisme le supporte mal. Bien qu'elle ait fait attention à ne pas écourter sa durée de vie ou à détruire ses organes, son foie, en particulier, a été grandement fragilisé. Il n'est donc pas rare qu'elle soit prise de violentes crampes, douleurs abdominales ou maux de tête, en particulier au réveil.

Histoire : Kaltaïs Laone Savel Thra est née il y a quelques trois-cent-dix années elfiques, ce qui ne signifie pas grand-chose lorsqu’on sait comment les elfes comptent les « années ». Disons plutôt qu’à échelle d’une vie humaine elle aurait dans les vingt-cinq ans. Sa naissance fut précédée de quelques instants par celle de sa sœur jumelle Estaleïs Kastie Alana Thra. La famille fut complétée par Elrand Celorfil Anoldur Thra, leur frère cadet, quelques années plus tard.

Avant de narrer la jeunesse de Kaltaïs, il me faut dévoiler un certain nombre d’informations sur sa famille. Les Thra font partie de la petite noblesse elfique et en font figure d’exception à bien des égards. D’un point de vue physique, leurs chevelures d’ébène et leur physionomie typée leur attirent des regards méprisants à la cour. L’espérance de vie des membres de leur famille est la seule preuve qu’ils peuvent avancer pour faire taire ceux qui voient en eux des « sous-elfes au sang impur » ou, pire, des « disciples d’Ugorla refoulés ». Les mauvaises langues s’en donnent à cœur joie de faire pulluler les rumeurs les plus avilissantes, aussi bien par malveillance que par envie. Comment aurait-il pu en aller autrement ? Rien dans leur statut social ou dans leurs ascendances ne justifie les faveurs de la famille régente Gothello envers les Thra. Rien ne justifie que toute génération de Gothello ait son Thra œuvrant dans les ombres pour son compte, rien ne justifie que la famille Thra ait été à l’abri de tous les scandales malgré leurs légions de détracteurs ; rien ne justifie la présence des Thra à la cour, et encore moins dans le cercle intime des monarques.

Pourtant aucun de ces ragots n’est venu gâcher l’enfance des trois elfes. Ils ont tous compris très tôt qu’ils n’avaient pas leur place dans les milieux mondains, et, ne portant aucun intérêt à la politique, s’en sont vite désintéressé et retirés au grand dam de leur mère. Les jumelles trouvaient toujours un moyen de s’éclipser pour aller jouer ensemble, incluant parfois leur petit frère dans leurs escapades sylvestres. Ce dernier fut quant à lui excusé, ou plutôt exclu des salons à cause d’une susceptibilité qu’on comprendra incompatible avec la mesquinerie de la vie à la cour (comprenez par-là une hausse inacceptable du nombre d’hématome chez les futurs archiducs et marquis). Il y trouva toutefois une amie fidèle en la personne de la jeune dauphine Areil Calia Elradith Gothello ; comble de l’ironie, elle aussi a toujours détesté les salons mondains remplis d’hypocrites et n’avait qu’une envie en société, retourner à ses livres. Elle se joignit donc souvent à la fratrie Thra, les plus marginaux de leur milieu social, avec lesquels elle partageait plus d’affinités. Cette complicité entre Areil et les jumelles dura quelques soixante-dix ans ; passé les cent-cinquante « ans » la princesse se résigna à participer à la vie de cour, considérant que c’était un de ses devoirs, et seul Elrand prit l’initiative de rester en contact fréquent avec elle.

En grandissant, Estaleïs se découvrit une passion pour les arts et plus particulièrement pour la sculpture, la conduisant à développer un talent d’ébéniste que les autres nobles ne pouvaient dénigrer qu’en faisant preuve de mauvaise foi. Kaltaïs, de son côté, n’a jamais trouvé la patience de rester immobile aussi longtemps : c’est dans les fleurs qu’elle réussit à assouvir ses envies créatives. Elle s’instruit de la flore du pays elfique à travers diverses expérimentations, inhalations, effeuillements, infusions ; à travers le toucher, le goût, la lecture. La cour se faisait plaisir à commenter ce passe-temps, voilà qui les confortaient dans leur jugement : les Thra étaient des sylvains et non les nobles et parfaits haut-elfes qu’ils prétendaient être. Mais ni Kaltaïs ni sa sœur ne s’en souciaient : la société se limitait à leur famille et à celle du roi, le monde à leur domaine et à la nature.

Leur insouciance n’était toutefois pas sans limite, et elles en avaient fait l’expérience très tôt. C’était un soir d’hiver, peu après la naissance de la petite sœur d’Areil. Elrand et l’ainée des héritières Gothello ne parlaient encore qu’avec peine, et les jumelles ne mesuraient pas plus d’un mètre vingt. Leur père était parti en expédition avec Lord Gothello et sa garde personnelle le temps de quelques jours pour parlementer avec une caravane de sorciers qui s’étaient installée sans autorisation royale dans la campagne elfique. Le retour de leur père était prévu pour ce soir-là. Laissez-moi couper court à vos spéculations, leur père est bien revenu ; toutefois on peut dire qu’il en est revenu…changé. Suite à une embuscade, Lord Gothello et Lord Thra étaient revenus seuls survivants et Lord Thra avait acquis une cicatrice au niveau de l’arcade sourcilière. Cependant ce n’est pas leur père qui est arrivé à leur domicile ce soir-là. C’était Lord Gothello, sous l’apparence de leur père grâce à un sort. Après avoir repoussé les étreintes des jeunes elfes et de leur mère, le roi leur a expliqué que son escadron était tombé dans une embuscade, que Lord Thra avait été assommé et tout le reste des gardes décimé ; le roi avait réussi à tuer la plupart des assassins, mais l’un d’eux s’était enfui. En reprenant conscience et en entendant le résumé de son ami le souverain Lord Thra l’avait convaincu de demander aux sorciers un moyen d’échanger leurs apparences respectives pour assurer la sécurité du monarque, du moins jusqu’à ce qu’on attrape le fuyard. En échange de leur aide, les mages avaient obtenu le droit de rester là où ils avaient établi leur campement : c’était sans danger puisqu’ils n’étaient venus que pour trouver des herbes rares et qu’ils comptaient bientôt repartir. Néanmoins le survivant n’avait pas été retrouvé, et par mesure de précaution les deux hommes avaient jugé plus sage de ne pas annuler le sort.

Suite à ces événements, la vie des deux familles fut chamboulée, du moins pour ceux qui étaient en âge de s’en souvenir. Lord Thra et le roi se firent de plus en plus rares en public, hors annonce officielle, jusqu’à disparaître entièrement de la cour en prétextant du travail. Lady Thra, en mondaine qu’elle était, n’eut aucun mal à dissimuler le changement au sein de son foyer aux yeux du public, bien qu’elle commençât à le fuir en organisant et en assistant à de plus en plus de soirées. Elle resta toutefois une mère aimante avec ses enfants, mais était très distante envers son « époux ». Il est, soit dit en passant, fort probable que ce soit cet événement qui l’ait fait renoncer à ce que ses enfants s’intègrent à la « haute » société : peut-être avait-elle eu pitié d’eux, maintenant qu’elle savait ce qui les attendait. Peut-être avait-elle-même remis en question l’importance de la vie aristocratique oisive, bien qu’elle ne l’admit jamais : entre deux réceptions on pouvait apercevoir un air grave sur son visage. A vrai dire, seul Elrand, qui n’était au courant de rien, ne ressentit jamais l’atmosphère pesante qui régnait chez les Thra. Les jumelles acceptèrent très mal la nouvelle situation, et se mirent à passer leur temps en dehors de la maison, soit chez les Gothello, soit en ville, mais le plus souvent seules dans la forêt. Plus que la séparation avec leur père, c’est le discours qui avait justifié cette séparation qui les avait marquées. Lorsqu’Estaleïs avait demandé pourquoi c’était son père qui, en prenant l’apparence du roi, devait risquer sa vie, elles durent non seulement découvrir la cruelle absurdité de la monarchie absolue, mais également la vérité sur leurs ascendances. « C’est le devoir de tous les Thra de protéger les Gothello au péril de leur vie, car ce n’est que grâce à la bonté des Gothello que les Thra font partie de la plus majestueuse race des elfes. Vous ne valez rien sans nous. » Bien que le roi l’ait formulé avec plus de tact, le sous-entendu était passé. Ce que les jumelles n’avaient cru que médisances était fondé : la famille Thra trouvait son origine chez les elfes noirs, jusqu’à ce que le fondateur tombe amoureux d’une haute-elfe. A l’époque les Gothello possédaient autant de compétences magiques que de pouvoir terrestre et le roi avait accepté d’en faire un haut-elfe, à condition qu’il devienne son assassin personnel. Si au fil des générations la fonction d’assassin avait disparu, les Thra restaient les hommes de main des Gothello, qu’ils le veuillent ou non. Les jumelles faisaient semblant de ne pas s’en préoccuper, mais en leur for elles finirent par intérioriser l’idée de leur infériorité et leur destin devenu inéluctable. Elles eurent du moins la chance, au cours de leurs fréquentes visites chez leur vrai père (qu’elles vinrent à idolâtrer) de développer une certaine affection pour les princesses. Il est dur de savoir si elles les tiennent inconsciemment responsables de leur condition, surtout que celle d’Estaleïs n’a jamais été très mauvaise ; mais même Kaltaïs n’eut jamais d’intentions antagoniques envers Areil, dont l’idéalisme et la nature foncièrement bonne rendait difficile à blâmer de quelque injustice, ni envers sa sœur. Elles finirent par accepter leur rôle, non par devoir mais par conviction, jurant malgré tout de protéger leur frère de ce savoir dont elles se seraient passées. Il fallait que son amitié avec Areil reste une relation d’égal et à égal, il fallait que leur frère puisse garder la tête haute en société, il fallait qu’il soit libre de faire ses propres choix. Elles savaient que la vérité serait cachée à Areil puisque « Lord Gothello » avait honte de ses aïeuls assassins ; quant à Lady Gothello, elle semblait n’être au courant de rien. Ce n’est donc pas par elle qu’il l’apprendrait. Les jumelles craignant que le roi ne le lui dise, et tentèrent d’éviter que la conversation eut lieu. La démarche fut inutile puisqu’Elrand devança toute révélation en décidant de lui-même de devenir le garde du corps personnel d’Areil, suite à un séjour à Aeoris qui aurait pu mal finir. Les jumelles en ont eu plusieurs versions mais préférèrent croire celle du roi à celle de leur frère qui, de toute évidence, était trop jeune pour « avoir presque vaincu » un lycanthrope enragé qui avait pris Areil pour cible. Elrand avait eu de la chance de n’être puni pour sa pugnacité idiote que par un bras cassé, et les jumelles n’étaient pas très rassurées d’entendre qu’il avait pris le conseil du roi à cœur : devenir plus fort pour protéger Areil…soit, mais à quel prix ? Puisqu’il n’avait rien laissé paraître du « devoir » des Thra et qu’Elrand s’était emballé tout seul, les jumelles jugèrent bon de rester sur leurs gardes pour venir en aide à leur petit frère au besoin. Kaltaïs commença à travailler avec des plantes venimeuses, acquérant un savoir effrayant sur les poisons et les antidotes…elle alla jusqu’à s’immuniser entièrement contre les premiers afin de pratiquer ses expériences en toute sérénité. Ce fut douloureux et dangereux : à ce jour elle ne connait pas les dégâts exacts de ses opérations sur son organisme, mais elle s’efforce du moins de cacher à tous ses problèmes de foie et les douleurs aigües qui peuvent la prendre au réveil. Seule sa sœur a été mise dans la confidence. Estaleïs pour sa part apprit à sculpter et à manier sarbacanes et arbalètes. Les deux sœurs mirent leur savoir en commun pour devenir des assassins en herbe, même si elles espéraient que ces compétences ne seraient jamais mises en pratique. Toutefois vous pouvez déjà deviner qu’elles n’avaient ni l’instinct de tueur, ni l’expérience demandée pour exploiter pleinement leurs techniques de combat…du sang-froid pour tuer, elles en avaient suffisamment, mais pour rester calme dans des situations périlleuses ? En contrepartie on ne peut qu’être plaisamment surpris dans ces conditions qu’il n’y ait eu qu’un seul blessé lors de la fuite.

Les années passèrent et tandis qu’Elrand continuait ses études et son entrainement (celui-ci avec généralement plus d’entrain que celles-là. Non pas qu’Elrand n’y trouve pas d’intérêt, mais il avait développé une « allergie » à l’elfique antique qui a faisait s’éterniser ses cours, malgré des connaissances acceptables dans les autres sujets), Areil se fit de plus en plus curieuse sur le monde extérieur à son pays natal. De ses quelques excursions à Aeoris elle n’avait gardé que des souvenirs édulcorés de nains amicaux et d’architecture magnifique (si l’on omet le loup-garou), et les nombreuses heures qu’elle passait dans la bibliothèque lui avait permis de découvrir des livres censurés depuis quelques décennies. Parmi ces ouvrages figuraient des traités politiques et philosophiques, des fictions utopiques, de la littérature humaine, vampirique ou kaëlienne, nombre de mémoires et témoignages d’une époque d’avant la monarchie absolue elfique. Et l’impensable se produit : l’héritière du trône le plus obscurantiste de cette région du monde commença à douter du bien-fondé du système actuel. Dans son innocence Areil fit part de ses réflexions à tous ceux qui voulaient l’entendre. Elrand fut immédiatement convaincu et devint aussi enthousiaste qu’elle sur le besoin de réforme. Les jumelles étaient séduites par l’idée, mais la hiérarchie discriminatoire qu’on leur avait bien fait comprendre dès l’enfance les rendait pessimistes quant à la faisabilité de cette révolution sociétale. La cour était conciliante avec la princesse par pure hypocrisie, railleuse dans son dos. Les opprimés qui auraient pu se rallier à elle n’en eurent jamais vent- bien qu’Areil fut dotée de bonnes intentions, elle vivait malgré tout dans un monde illusoire coupé de la réalité.

Coïncidence ou destin ? Le roi apprit peu à peu la mort de son frère cadet qui officiait sur la Noble Alliance, à Aeoris. Areil, ayant achevé son éducation avec de l’avance et pris son rôle de dauphine à cœur, alla le remplacer au pied levé lorsque « son père » le lui proposa. « Lord Thra » fut envoyé pour l’accompagner et la guider. Elrand l’aurait également suivie s’il avait été prêt, mais il lui restait encore beaucoup à apprendre avant d’être un véritable guerrier…et beaucoup de retard en elfique antique à rattraper (à titre informatif cette question-là se termina sur un abandon de son précepteur, qui en avait assez de perdre son temps avec un élève qui aurait pu mais qui n’avait aucune envie de s’atteler sérieusement à la tâche. De toute façon l’elfique antique n’était appris que par pur snobisme, puisque tous les textes datant de l’époque où on le parlait avaient été perdus. Ou possiblement censurés, Areil pourrait peut-être en attester). Fermons cette digression et revenons-en à Kaltaïs, qui venait alors de devenir un joli brin d’elfe : aucune des jumelles ne souhaita s’installer à Aeoris. Puisque « Lord Thra » y était déjà Areil n’avait pas besoin de protection supplémentaire, et les voyages des demoiselles Thra à Aeoris ne leur avait pas laissé une impression très positive. Contrairement à Areil elles avaient vu la réalité de la ville, assisté à une agression extrêmement sanglante en pleine rue, s’étaient liées d’amitié avec des habitants qui avaient connu des fins tragiques (massacre de Lakhsry et des von Heaven, torture d’Eseil Lacréas –une amie de Kaltaïs- et assassinat gratuit de son fiancé), et hésitaient même à y retourner pour plus d’une journée. Kaltaïs finit toutefois par augmenter la fréquence et la durée de ses séjours, alchimie oblige. Cette situation dura bien une vingtaine d’années humaines (à échelle d’une vie elfique c’est bien peu), à l’issue desquelles Elrand fut enfin accepté dans la garde elfique et envoyé à Aeoris. Mais même si son but était resté identique, les circonstances avaient changé. Areil avait peu à peu coupé les ponts avec la fratrie Thra, prétextant d’abord un manque de temps puis, face à l’insistance d’Elrand, en faisant jouer son statut de princesse pour exiger que les distances hiérarchiques soient respectées. Elrand l’avait très, très mal pris ; n’ayant eu que peu de contacts en personne avec Areil il s’était mis dans l’idée qu’elle avait décidé de le snober par orgueil, sans se douter des vraies raisons qui avaient motivé cet acte. Areil avait en effet découvert à quel point Aeoris était dangereuse, et elle savait que personne n’était à l’abri d’un assassinat. A cette époque elle tenait encore bon moralement, par devoir et grâce à son espoir de réformer la cité, mais elle ne voulait pas qu’Elrand encoure ce risque. Si elle avait rompu contact avec Kaltaïs et Estaleïs ce n’était pas par crainte qu’elles ne viennent se mettre en danger puisqu’elle connaissait l’aversion des jumelles pour cette cité, mais plutôt par culpabilité vis-à-vis d’Elrand...et par volonté de s’isoler face au stress qui commençait à s’insinuer en elle. Avec du recul il apparaît fort probable que cette décision soit le début du cercle vicieux qui l’amènera au coup d’état de Lady Butterfly.
Lorsqu’Elrand rejoint la Noble Alliance c’était plus par défaut que par conviction. Il s’était juré de protéger Areil après tout, et même si elle l’avait blessé et qu’il lui en voulait il mettait un point d’honneur à tenir parole. Il n’avait pas prévu d’entendre une partie de la garde parler d’elle élogieusement, l’autre moitié disséminer des rumeurs de complots contre la jeune Girudomasuta dont l’idéalisme était fort commenté, et parfois raillé au sein de la faction. De la diplomatie avec les Marcheurs ? Du bon en Eowen Sauloon ? Et puis quoi encore. Elrand pensait vraiment en vouloir à Areil, mais il se trouva vite à prendre ouvertement sa défense. Et il n’arrivait pas à rester impassible lorsqu’il la croisait dans les couloirs. Kaltaïs et Estaleïs suivirent la situation de loin, à travers les lettres de leur frère ; de leur côté elles avaient leurs problèmes à elles, entre la santé de Kaltaïs qui s’était beaucoup dégradée avant qu’elle ne trouve l’origine du problème dans ses vaccins et Estaleïs qui s’était sacrifiée pour la fratrie et était retournée à la cour pour trouver un prétendant. Leur mère n’arrivait en effet plus à compenser sa solitude par des soirées ; de plus le départ de son fils et la maladie de sa fille lui faisait croire qu’elle allait tout perdre. Elle s’était donc mise à parler en permanence de mariages heureux pour sa progéniture, qu’au moins une chose aille bien dans la famille. La convalescence de Kaltaïs lui épargna au moins la cour et de devoir affronter ses angoisses par rapport au mariage : en toute franchise elle n’avait aucune envie d’avoir des enfants (qui sait si elle le pouvait encore, avec ces poisons ?), et avait une préférence assez marquée pour les filles. Moralement Estaleïs n’eut pas trop de mal à supporter la cour ; mais de là à trouver un prétendant, c’était une autre affaire. Cependant plus que pour celui de sa sœur c’était pour le cœur d’Elrand que Kaltaïs s’inquiétait : et s’il finissait par tomber amoureux d’Areil…? Malgré ses sentiments froissés il ne pouvait s’empêcher de vanter les qualités de sa princesse dans ses lettres, et avait même fini par admettre qu’il avait été frappé par une beauté physique à laquelle il n’avait jamais fait attention avant. Kaltaïs ne manqua pas de lui faire la remarque, ce qui fut à l’origine de conflits entre les deux elfes lors des dernières années du règne d’Areil.

Peu avant le coup d’état de Lady Butterfly « Lord Thra » se présenta chez les jumelles pour leur annoncer qu’il avait simulé son assassinat pour œuvrer dans l’ombre, mais qu’elles avaient interdiction formelle d’en parler à Areil ou à Elrand. La visite n’était pas simplement à titre informatif : il venait les prévenir qu’elles allaient devoir surveiller la situation de près et l’aider au besoin. Il s’attendait à une guerre prochaine en Aeoris entre les factions et Areil aurait besoin de toute l’aide disponible. Kaltaïs s’était remise de ses vaccins mal dosés (non sans conséquences permanentes, mais elle était à nouveau opérationnelle) et décida de s’en charger : il fallait à tout prix qu’Estaleïs reste au pays elfique pour leur mère. C’est à peu près à la même période que son amie Eseil tua pour la première fois une des proies qu’elle était devenue obligée d’attaquer depuis qu’elle avait été transformée en vampire, et à partir de là elle entra dans une folie meurtrière contre les vampires de la ville. Kaltaïs fit de son mieux pour restreindre le nombre de victimes, sachant que la situation aurait été dangereuse aussi bien pour son amie que pour la faction (puisque la majorité des vampires font partie des Marcheurs…). Toutefois, trop occupée à contenir une tueuse en roue libre, elle ne vit rien venir du complot contre Areil jusqu’à ce qu’Elrand lui en parle dans une lettre. Ce dernier avait enfin repris contact avec Areil après « l’assassinat » de son père, et non seulement il avait pu lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur mais il lui avait même pardonné en comprenant pourquoi elle avait agi ainsi. Pouvoir se rapprocher d’Areil lui avait permis de voir qu’elle n’allait pas bien, et de remarquer un bouquet de fleurs assez suspectes sur lesquelles il voulait l’avis de la spécialiste.

C’était une plante nocive et hallucinogène.

Ni une ni deux, Kaltaïs prévint sa sœur et se sentit enfin concernée par la situation…mais c’était trop tard pour éviter le coup d’état et ce ne fut que de justesse qu’ils sauvèrent Areil des assassins à ses trousses. Entre le moment où Kaltaïs avait prévenu sa sœur et celui où cette dernière arriva à Aeoris, Elrand et Kaltaïs n’avaient pas pu retourner voir Areil à cause des assassinats de vampires qui devenaient un problème de la plus haute importance, maintenant qu’il ne suffisait que d’une étincelle pour déclencher la guerre. C’est l’arrivée d’Estaleïs qui leur fit revoir leurs priorités car elle avait vu des assassins acquis aux Barathrone se préparer à attaquer le QG de la Noble Alliance. Heureusement les Thra furent plus rapides et purent s’enfuir avec Areil avant que les assassins ne la trouvent. Ils furent malgré tout poursuivis jusque dans la forêt, et leurs ennemis avaient facilement réussi à les rattraper. Estaleïs décida de les retenir pendant que Kaltaïs escortait son frère et la princesse en lieu sûr (un manoir perdu au cœur de la forêt de Lolness et abandonné depuis plusieurs années. Pas forcément le lieu le moins suspect ou dangereux, mais il fallait qu’ils puissent s’abriter avec la saison hivernale qui approchait, et le seul port qui aurait pu les ramener au pays elfique étant celui d’Aeoris ils étaient plus en sûreté ici qu’à essayer de quitter le continent). Après avoir donné à son frère toutes les indications s’il avait besoin de la joindre en urgence elle retourna aider sa sœur…et la trouva en très mauvaise posture, entourée de cadavre mais une jambe amputée et face à un adversaire en bien meilleur état qu’elle. Kaltaïs profita de la diversion involontaire qu’Estaleïs proposait pour occire les derniers assassins à coup de flèches, puis se dépêcha d’amener sa sœur jumelle à la cachette des fugitifs, paniquée et au bord des larmes. Heureusement il y avait de quoi arrêter les hémorragies, mais l’état d’Estaleïs resta quelques jours critique. Kaltaïs refusa de quitter le chevet de sa sœur, rapport à faire au roi ou non. Lorsqu’enfin Estaleïs fut en état de voyager, clopinant et avec l’aide de sa sœur elle prit le bateau vers le pays elfique. Contrairement à Areil et Elrand aucune des deux sœurs n’était recherchée puisque peu de monde connaissait Kaltaïs et qu’Estaleïs n’était que de passage : personne ne pouvait savoir qu’elles avaient participé à la fuite d’Areil puisque tous les assassins étaient morts. Leurs têtes ne seraient donc mises à prix que si l’on découvrait leur vrai nom. Depuis ces événements Estaleïs est en convalescence dans le manoir des Thra, sous les soins de sa mère et submergée de remèdes que sa sœur lui envoie régulièrement.

Kaltaïs, elle, a été obligée de retourner à Aeoris aussitôt après avoir fait son rapport au roi. Ce dernier voulait en effet que quelqu’un soit présent sur le continent pour s’assurer de la sécurité de sa fille ; elle n’avait aucune envie d’y retourner, mais se laissa persuader par son inquiétude pour son frère. Elle se coupa les cheveux, se façonna une nouvelle identité, adapta sa garde-robe et alla s’installer dans un quartier neutre d’Aeoris. Elle loua un logis et y ouvrit une herboristerie, en faisant attention à éviter les corporations d’alchimistes qui pourraient compromettre sa couverture. Au début elle se contenta de se faire discrète et de vérifier les cachettes où Elrand était susceptible de lui laisser un message ; à peine un mois plus tard ce dernier demanda à la voir. La rencontre n’eut aucun effet pour améliorer la détresse qui commençait à l’assaillir : Elrand lui apprit qu’Areil était souffrante et qu’elle aurait besoin des remèdes de Kaltaïs, et Elrand lui-même avait l’air épuisé et à cran. Il en profita pour lui faire part d’un problème qui le taraudait : pourquoi Areil n’avait-elle rien fait pour empêcher le coup d’état de Lady Butterfly ? Elle ne pouvait qu’être au courant, ou du moins s’en douter. Et les fleurs, est-ce qu’elles venaient vraiment de Lady Butterfly ? Il semblait à Elrand que ces plantes étaient issues des terres elfiques, et aucun elfe n’aurait commercé avec une Barathrone (autant par orgueil que par peur de s’attirer les foudres du roi). Kaltaïs vit où il voulait en venir : tous ces détails ne collaient pas avec la version actuelle des faits, et s’il existait le risque qu’une autre menace n’ait planée sur Areil ils devaient en avoir le cœur net. Bien qu’on ait publiquement annoncé la mort d’Areil, qui sait si les instigateurs, en ne voyant pas revenir leurs assassins, ne s’étaient pas doutés de quelque chose ? Kaltaïs savait ce qui lui restait à faire. Elle promit de le tenir au courant si elle apprenait quelque chose, alla s’enrôler dans la Noble Alliance pour obtenir des informations, et commença à enquêter…






Et toi ?



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Dernière édition par Kaltaïs Thra le Mer 14 Déc - 1:34, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Kaltaïs Thra   Dim 22 Déc - 11:40

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Kaltaïs Thra
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